

Alexandre del Valle : « La guerre en Ukraine s’inscrit dans un affrontement beaucoup plus vaste »
CHRONIQUE. La guerre en Ukraine dépasse le simple affrontement entre Moscou et Kiev. Elle s’inscrit dans un conflit plus large entre un Occident désindustrialisé et des puissances capables de produire en masse. La guerre au Moyen-Orient révèle cette même fragilité : les États-Unis doivent soutenir plusieurs fronts à la fois, mobilisant les mêmes ressources militaires et industrielles. La guerre moderne dépend ainsi autant de la production que du combat. Depuis 2024, les opéra


Alexandre del Valle : Ceuta, la crise migratoire ou guerre hybride contre l’Espagne ?
CHRONIQUE. Ceuta est au bord de l’asphyxie. Des dizaines de milliers de migrants auraient gagné l’enclave espagnole en quelques jours, saturant ses capacités d’accueil et ravivant le spectre d’une instrumentalisation des flux migratoires. Sur place, Alexandre del Valle analyse une crise qui ébranle Madrid et fragilise l’espace Schengen. La plupart des arrivées se sont effectuées à la nage ou à l’aide de bouées et engins de fortune depuis la plages marocaine de Castillejos (Fn


The Exploding Islamization of the West: A Conversation with Alexandre del Valle, Part I
Grégoire Canlorbe: What do we know, please, about the Islamization of Europe? Alexandre del Valle: The Islamization of countries such as Belgium, France, the United Kingdom, Germany, Sweden, or the Netherlands has, in my view, reached a critical threshold, perhaps even a point of no return. The reasons are at once demographic, cultural, and ideological. These recent minorities have not only reached a significant numerical weight; they also have much higher fertility rates. Ab


Alexandre del Valle : Le tournant néo-kissingérien de Marco Rubio face aux crises ukrainienne et iranienne
CHRONIQUE. Lors d'une conférence de presse à Manille, le 23 juillet, après un entretien avec Sergueï Lavrov, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a livré une lecture stratégique des conflits ukrainien et iranien. En qualifiant la guerre en Ukraine de « guerre stupide », il semble assumer un recentrage réaliste de la politique étrangère américaine. Qualifier une guerre de « stupide » ne relève pas seulement de la formule. C’est porter un jugement stratégique sur son évol




