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Mort d'Alexei Navalny, un tournant majeur

CHRONIQUE. La mort de Navalny est à la fois le signe de la rupture totale Russie-Occident et la conséquence de la guerre en Ukraine, analyse Alexandre del Valle. 


Selon un communiqué des services pénitentiaires russes du district de Yamalo-Nenets, l’opposant Alexeï Navalny, décédé dans sa prison de l’Arctique le 16 février, serait mort après s’être « senti mal après une promenade et avoir perdu connaissance ». Il est vrai que l’on peut rester dubitatif, au vu du calendrier électoral russe, face au passif et au courage obstiné de Navalny dans sa lutte contre Poutine.





Avant même d’en savoir plus, les dirigeants occidentaux ont immédiatement tiré leurs conclusions : Biden juge Poutine « responsable de la mort de Navalny ».Emmanuel Macron, qui est à l’origine d’un récent accord de défense franco-ukrainien qui engage notre pays aux côtés de Kiev, a salué la « mémoire » de l’opposant et a affirmé que sa mort dit « la faiblesse du Kremlin ».


Le Kremlin n’attend plus rien des Occidentaux


S’il est avéré que le Kremlin est à l’origine de la mort de l’opposant numéro 1 au président russe et à son système de corruption généralisée, Navalny entre dans le panthéon informel — mais bien réel — des martyrs. On peut se demander quel est l’intérêt pour Vladimir Poutine, étant donné que l’opposant pouvait très bien être écarté en demeurant un prisonnier muet pour réapparaître sporadiquement après les élections, à l’instar des opposants chinois plongés d’un coup dans le silence et la “rééducation” lorsqu’ils dérangent le système, mais sans être forcément tués.



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