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Trump, Poutine, Xi : le nouveau Yalta se prépare sans l’Europe

il y a 16 heures
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CHRONIQUE. Le 20 octobre 2026 restera gravé comme la date où l’ordre mondial occidentalo-centré d’après 1991 est mort. À Téhéran, Sergueï Lavrov a promis à Massoud Pezeshkian le soutien de Moscou. Lors de leur appel du 9 octobre, Vladimir Poutine a suggéré à Donald Trump, un sommet à trois avec Xi Jinping en marge de l’APEC de Shenzhen, les 18 et 19 novembre, afin de discuter de la guerre en Ukraine et du bourbier iranien, sans Kiev et sans Bruxelles. La logique qui prévaut ici est celle d’un monde où les grandes puissances impériales envisagent de se redistribuer les nouvelles hiérarchies mondiales, tandis que l’Europe, qui a tout payé, et qui reste accrochée au « droit » et à la « morale », n’est pas à la table, mais au menu...



Après 1990, l’Europe aurait pu réaliser le rêve gaullien d’une « Europe de l’Atlantique à l’Oural », arrimant la Russie au continent face aux défis de l’islamisme et à l’ascension chinoise. À contrario, par alignement sur l’OTAN, elle a fait d’une puissance présentée comme « vaincue » mais qui frappait à la porte de l’Occident, un adversaire existentiel.


Chaque élargissement de l’Alliance a été vécu à Moscou comme un encerclement. L’Ukraine déneutralisée, érigée en bélier anti-russe, armée, financée et idéologisée, a de ce fait été plongée dans la guerre.


Bilan : des centaines de milliers de morts, une industrie européenne asphyxiée par le coût de l’énergie, et une Russie rejetée vers la Chine.


 
 
 

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