Derrière le “Pacte des Migrations” de l’ONU, la question taboue du coût et des chiffres de l’immigra

A l’heure de la signature à Marrakech le 10 décembre du pacte “historique” (officiellement “non contraignant”) des pays membres des Nations Unies qui vise en fait à “faciliter” (mot qui revient plus de 60 fois dans le document de 34 pages) la migration, et pas seulement à la réguler, il est important de revenir sur l’aspect financier des mouvements de population en général dans nos pays développés post-coloniaux sommés d’accepter depuis des décennies, et sans sélection aucune, toute la misère du monde.


Souvent passé sous silence et abusivement polémisé lorsqu’il est débattu, ce coût incroyable de l’immigration (légale et illégale) permet de penser que ce n’est pas en termes de bénéfices pécuniaires qu’il convient de comprendre les mesures immigrationnistes auxquelles voudraient nous faire souscrire les Nations Unies, l’Union Européenne et moult lobbies cosmopolitiquement corrects et autres minorités idéologiques tyranniques. D’évidence, si le succès du « projet migratoire » ne se situe pas sur le plan économique, contrairement à une idée reçue que nombre d’experts ont invalidée, c’est qu’il se situe ailleurs.


Sans surprise, l’homme politique occidental qui a le plus soutenu le Pacte sur les Migrations et qui a le plus diabolisé les pays qui s’en sont désolidarisés, est le Premier ministre canadien Justin Trudeau, lequel a assuré qu’il irait personnellement signer le Pacte à Marrakech. Le leader de la bien-pensance occidentale a ainsi déclaré: « Accueillir les gens venus du monde entier grâce à un système d’immigration rigoureux est ce qui a fait du Canada un pays fort, et c'est quelque chose dont le monde a toujours davantage besoin ». Les positions immigrationnistes de Trudeau ne font toutefois pas l’unanimité des Canadiens, et des heurts entre identitaires et forces de l'ordre ont rompu l’harmonie politiquement correcte de la capitale canadienne le 8 décembre dernier.


Emmanuel Macron a renoncé à se rendre à Marrakech et a décidé de s’y faire représenter par Jean-Baptiste Lemoyne, son secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.


Toujours sans surprise, après le très politiquement correct Trudeau, c’est le Vatican du très pro-migrants Pape François qui a demandé avec le plus d’insistance aux pays du monde entier, et en particulier d’Occident, de signer le Pacte onusien, sous peine d’être accusé de manquer de charité chrétienne et de générosité. Plus prudent, et tirant les leçons des positions plutôt anti-immigrationnistes des « gilets jaunes » qui se plaignent de plus en plus que l’immigration extra-européenne soit financée par les impôts supplémentaires qu’on leur inflige à chaque quinquennat, le président français Emmanuel Macron a quant à lui renoncé à se rendre à Marrakech et a décidé de s’y faire représenter par Jean-Baptiste Lemoyne, son secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. D’autres gouvernements d’États occidentaux ont eu moins de scrupules à suivre l’avis majoritaire de leur peuple, à commencer par Israël, l'Australie, la Républicaine dominicaine, qui ont clairement annoncé qu'ils ne seraient pas présents à Marrakech, ou encore les États-Unis de Donald Trump, qui se sont retirés du Pacte il y a un an déjà. On peut citer également la Lettonie, la Hongrie de Victor Orban, l'Autriche, la Pologne, la République tchèque, la Bulgarie, la Slovaquie, qui ont rejeté le Pacte, sans oublier l'Italie du désormais célèbre Matteo Salvini qui vient d'adopter une loi durcissant la politique migratoire et qui gelé sa signature du texte onusien. En Belgique, les nationalistes flamands de la NVA ont provoqué par le refus catégorique du Pacte sur les Migrations une crise durable au sein de la coalition au pouvoir en quittant celle-ci face aux libéraux soucieux de pas « faire le jeu des populistes xénophobes ».


En France, RN, Debout la France et Républicains dénoncent le Pacte migratoire derrière lequel ils voient se profiler le spectre d'une immigration extra-européenne et islamique incontrôlée de plus en plus difficile à supporter en période de vaches maigres et de crise économique assorties d’augmentations d’impôts et de prélèvements obligatoires. D'après les autorités de Marrakech, seuls 2/3 des 191 pays de l’ONU ayant initialement validé l'accord en juillet dernier ont confirmé leur venue, ce qui est en soi un échec du multilatéralisme, surtout en l’absence des Etats-Unis et de nombre de pays européens.


Coût de l’immigration : un déficit annuel de 12,2 milliards pour la France


Depuis son livre de 2014 « Les Migrations pour les Nuls » dans la célèbre collection jaune et noire, il est acquis pour nombre de médias que Jean-Paul Gourévitch ferait le jeu de « d’extrême-droite » et des populistes. En réalité, le seul tort de ce consultant international spécialiste de l’Afrique et des questions migratoires bien plus objectif et documenté que les intellectuels qui le conspuent, fut d’apporter des chiffres qui ne confirment pas du tout l’emballement pro-migratoire là où d’autres affirmaient que l’immigration en France produisait un bénéfice pour l’État « une chance pour la France ».




Quatre ans après la polémique amorcée par une dépêche de l’AFP, elle-même relayée sans travail de vérification par la plupart des grands journaux français, il s’avère que le travail de Gourévitch non seulement s’est vu confirmé à plusieurs reprises, mais que ses « concurrents » dans l’analyse des coûts de la migration ont nettement revu à la baisse l’apport économique de l’immigration. Les lacunes statistiques en France et les biais méthodologiques de l’INSEE, l’INED ou encore EUROSTAT ont été soulignés à plusieurs reprises par la démographe Michèle Tribalat. Jean-Paul Gourévitch est souvent revenu avec raison sur l’étrange calcul de l’INSEE, pour qui « entrants » et « sortants » seraient de simples unités interchangeables. Or les Français qui s’expatrient emportent avec eux un mode de vie, des compétences et une culture qui ne sont pas du tout ceux des nouveaux arrivants. En ajoutant le « solde naturel » (naissances – décès) au solde migratoire de l’immigration (arrivants – sortants), Gourévitch arrive à une population étrangère en France ayant augmenté de 316 000 personnes en 2016. En termes clairs, à ce rythme, la France compterait 3 millions de nouveaux venus sur son sol en 10 ans…


La dette extérieure de la France s’élève 162% du PIB (presque 3 000 milliards d’euros), le financement public de l’immigration a encore très sensiblement augmenté en 2018.


Le déficit budgétaire (c’est-à-dire dépenses moins recettes) de l’immigration légale a été chiffré par Gourévitch à 8,5 milliards d’euros, et à 3,7 milliards pour la seule immigration illégale, soit un total de 12,2 milliards pour l’année 2016, sachant que les dépenses pour l’immigration illégale se sont encore accrues en 2017-2018. Il convient d’ajouter à cela les investissements publics dans l’éducation et les programmes d’intégration (que le Pacte migratoire onusien adopté le 11 décembre à Marrakech préconise encore d’augmenter et systématiser) dont on ne peut encore évaluer la rentabilité, puis les investissements extérieurs telle l’aide publique au développement censée diminuer les flux migratoires et dont l’effet est nul puisque la migration (légale et illégale ) en provenance des pays tiers n’a cessé d’augmenter et augmente avec l’augmentation du niveau de vie en Afrique. Comme si ce manque à gagner ne suffisait pas (rappelons que la dette extérieure de la France s’élève 162% du PIB (presque 3 000 milliards d’euros), le financement public de l’immigration a encore très sensiblement augmenté en 2018.


Les bénéfices économiques de l’immigration : de très faible à rien du tout


En avril 2018, Xavier Chojnicki, Lionel Ragot et Ndeye-Penda Sokhna publiaient un rapport sur « l’impact budgétaire de 30 ans d’immigration en France » et concluaient que la contribution nette des immigrés a «généralement été négative sur l’ensemble de la période » (1979-2011). Or la longueur de la période peut déjà biaiser l’étude dans la mesure où elle dilue la problématique de ces dernières années puisque les années 1980-90 étaient encore (bien que ce fut le début d’un processus immigrationniste incontrôlé) le temps d’une migration moindre et d’autant mieux intégrée que fonctionnaient encore, à minima, les mécanismes d’absorption par la population autochtone en France. Les autres conclusions du rapport sont autrement inquiétantes puisqu’elles révèlent qu’en période de crise économique, la population immigrée est particulièrement vulnérable. Ainsi, en 2011, les immigrés étaient pour plus de 17% du déficit primaire par habitant en France. L’apport économique très faible de l’immigration n’est pas une nouveauté ni l’apanage des anti-immigrationnistes.


Le rapport du FMI (Fonds Monétaire International) de 2016 sur « les défis économiques de la vague de réfugiés en Europe » concluait à un effet certes positif dans le court terme, dû d’ailleurs principalement aux dépenses publiques accrues, avant d’ajouter que cela concernerait les pays qui accueilleraient le plus de demandeurs d’asile...et que le PIB par habitant y serait dès lors plus bas, notamment en raison de la performance plus faible des réfugiés sur le marché du travail. Pour ce qui était du long terme, l’impact économique des réfugiés dépendrait de leur vitesse d’intégration au marché du travail, une condition non négligeable dont les paramètres ne sont pas tous du ressort de l’État et qui entraîne « des coûts fiscaux initiaux » dont on ne sait calculer la rentabilité. Enfin, le rapport souligne que, même «réussie », l’intégration des réfugiés ou ex-clandestins dans le marché du travail n’aurait « probablement » qu’un effet « minime » sur les effets fiscaux du vieillissement de la population.


Après le coût économique, les coûts « annexes » : sociétaux, culturel, politiques, qui s’inscrivent dans une durée nécessairement plus longue encore...


Le débat sur le coût de l’immigration – lorsqu’il y en a un – ne se focalise en général que sur l’aspect économique, avec quelques phrases brossées rapidement sur un apport culturel aussi automatique que nécessairement «enrichissant » (comme si l’excision n’était pas elle aussi affaire de « culture»). Or au-delà de la question économique, sur laquelle il n’existe d’ailleurs ni chiffres officiels ni consensus, c’est l’aspect social, culturel et politique notamment qui sont touchés, dans le court et le long terme. Ces coûts indirects en apparence mais bien réels dans la vie courante et à long terme doivent également être pris en compte.

L’immigration – en particulier musulmane – a un impact sur le court et le long terme, avec notamment la diffusion de pratiques cult