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Iran : « Ce n’est pas une guerre mais le peuple qui renversera les Mollahs »

  • il y a 5 minutes
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ENTRETIEN. Au moment où les Etats-Unis et la République islamique d’Iran poursuivent leurs pourparlers à Genève en vue d’un d’accord qui permettrait d’éviter une guerre et ses imprévisibles conséquences pour toute la région, dont les pays arabes ne veulent pas, Reza Pirzadeh, ex-directeur de cabinet du prince héritier en exil, Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, analyse pour Valeurs actuelles les ressorts des grands bouleversements en cours.




Reza Pirzadeh est l’un de ceux qui connaissent le mieux le fils du dernier Shah d’Iran et prétendant au trône. Pendant des années, il a été l’un de ses conseillers les plus proches, gérant ses affaires politiques et sa communication internationale. Pirzadeh est surtout un dirigeant expérimenté en stratégie et relations internationales, spécialisé dans le développement d’organisations et les relations institutionnelles de haut niveau. Depuis 20 ans, il a fondé plusieurs structures en Europe et aux États-Unis, pilotant des projets à fort impact politique et médiatique, dont Andisheh TV, une chaîne de télévision par satellite basée à Paris et Los Angeles qui diffusait des programmes en persan axés sur la promotion de la démocratie et des droits de l’homme en Iran.


Il collabore également avec le prestigieux Institut Montaigne, où il apporte son analyse sur les questions géopolitiques liées à l’Iran et au Moyen-Orient. Il y a récemment publié une note intitulée « Quel avenir pour le mouvement démocratique iranien ? » (janvier 2026), qui explore les scénarios de changement politique face à la répression. Consulté par de nombreux médias et politiques, son analyse dépassionnée est objective, loin de la désinformation d’Etat du régime des Mollahs et des positions émotionnelles peu réalistes d’opposants interrogés sur les plateaux qui ont cru un peu hâtivement, au moment fort des manifestations iraniennes anti-régime, que Donald Trump allait renverser par l’imposante armada américaine dans la région, ce régime totalitaire. En réaliste, Pirzadeh estime que si un changement de régime arrivera tôt ou tard, il ne pourra venir que du peuple iranien lui-même, mais pas d’une guerre d’invasion et de regime change comme cela a toujours échoué ailleurs.


Valeurs actuelles. Où en sont les dernières négociations en cours à Genève ?


Reza Pirzadeh. Le deuxième round des négociations semble avoir été plutôt positif selon J D Vance, côté américain, et selon le ministre des a-ffaires étrangères iraniens Abbas Araghchi. En fait, même si le président Trump se prépare depuis des semaines de façon sérieuse à pouvoir mener une guerre, sa préférence demeure tout de même de parvenir, grâce à cette pression, à un accord diplomatique.


Il veut certes garder par ailleurs la possibilité de frapper si nécessaire. Les négociations lui permettent également de gagner du temps pour mieux compléter son dispositif militaire, donc préparer une éventuelle attaque si les négociations échouent. Dans les négociations en cours, les Iraniens ont mis dans la balance des possibilités d’investissements des entreprises américaines dans le secteur énergétique iranien (pétrole et gaz), ce qui va complètement dans le sens des objectifs stratégiques de Donald Trump qui cherche évidemment à faire des affaires, mais aussi, qui veut absolument couper les approvisionnements de la Chine par le pétrole bon marché iranien, comme cela a été effectué Vénézuela. Ce serait la première fois depuis la révolution de 1979 que des entreprises américaines investiraient en Iran. Le fait de la part des Iraniens d’avoir mis ces possibilités d’accord de business pourrait peser lourd dans la balance.



 
 
 

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