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Guerre en Iran : derrière le protocole de paix, les vrais gagnants de la guerre contre l’Axe iranien

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

CHRONIQUE. Au-delà des communiqués triomphalistes de Washington et des déclarations timides de Téhéran, le report des négociations irano-américaines prévues le 19 juin 2026 est un premier signal d'alerte. À peine signé, le « MoU » entre les États-Unis et l'Iran trahit ses profondes fragilités. L'annulation du déplacement du vice-président américain, JD Vance, au Bürgenstock, en Suisse, traduit les contradictions d'un protocole d’accord précaire qui a consisté pour Donald Trump et Téhéran, à suspendre une guerre trop couteuse, mais qui n'a réglé aucun des différends de fond opposant la République islamique iranienne aux États-Unis et surtout à Israël.




Après trois mois de conflit déclenché par les frappes américano-israéliennes du 28 février 2026, la Maison-Blanche tente de vendre à l’opinion publique une victoire stratégique. Trump affirme avoir obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz, la baisse des cours du pétrole et le retour de la stabilité régionale, ce que JD Vance, missionné pour gérer ce service après-vente pavé de pièges, à qualifié de « compromis gagnant-gagnant ». Mais qu’a réellement obtenu Washington en échange de la fin des hostilités, à part le fait de permettre le retour de la liberté de circulation à Ormuz, ce qui était la situation normale avant la guerre ?  Là où le bât blesse, c’est que le protocole ne contient aucune renonciation explicite de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium, ce qui était pourtant l’objectif stratégique affiché par Trump pour justifier la campagne militaire.


A présent, les Etats-Unis expliquent qu’ils privilégient une approche fondée sur « l’observation du comportement iranien », ce qui signifie en langage diplomatique qu’aucune garantie ferme n’a été obtenue… Cette ambiguïté nourrit la colère d’une partie de la droite américaine, tant interventionniste qu’isaolationniste-Maga. Plusieurs sénateurs républicains ont rappelé que Donald Trump a toujours dénoncé l’accord nucléaire de 2015 conclu sous Barack Obama, accusé d’accorder trop de concessions à Téhéran, or le protocole à peine signé par Donald Trump à Evian semble être pour l’heure (suite au prochain épisode) bien plus favorable à Téhéran que sous le JCPOA de Barack Obama. La raison est la perspective d’une levée progressive des sanctions et de la création d’un fonds international de reconstruction pouvant s’élever à des centaines de milliards de dollars selon les estimations.



 
 
 

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