L'OPA du néo-sultan Erdogan sur la diaspora turque de France et d’Europe via les écoles et les mosquées

May 17, 2019

Une délégation turque envoyée par l’Administration AKP du président-néo-Sultan R. T. Erdogan est attendue les 20 et 21 mai prochain à Paris et Strasbourg avec l’intention affichée d’implanter des lycées turcs-musulmans en France. 

 

 

En présentant l’implantation de ces écoles comme une « réponse » aux lycées français en Turquie (remis en cause par Erdogan), le pouvoir turc poursuit sa stratégie d’intimidation diplomatique et d’expansionnisme en Europe en misant sur la mauvaise conscience occidentale. En fait, l’idée, chère à Erdogan et à ses stratèges - qui savent à quel point la France et l’Europe de l’Ouest en général sont culpabilisés et culpabilisables - consiste à présenter le prosélytisme politico-religieux et culturel turco-néo-ottoman comme une « réparation » d’une « arrogance » européenne première et d’une acculturation. Alexandre del Valle en effet dans cet article que pour Erdogan comme pour les islamistes de tous poils, le kémalisme laïque est le fruit d’une colonisation idéologique. Il est vrai qu’en Turquie, les lycées francophones ont toujours été des « fabriques » de laïques abreuvés de Révolution française et de Lumières, donc de Kémalistes (très anti-islamistes) en puissance. Bref, des adversaires idéologiques internes d’Erdogan en particulier et des ennemis des islamistes en général. 

 

Demande de « réciprocité » ou représailles ?

 

L’idée du néo-sultan Erdogan est de démultiplier les lycées turcs en France, notamment à partir de l’Alsace, bastion de la diaspora turque dans l’Hexagone, où un premier lycée turc a ouvert ses portes en 2015 (lycée Yunus Emre), ceci dans le cadre d’une reprise en main des jeunesses turques, réserves de voix potentielles inestimables qu’une assimilation républicaine risquerait de faire perdre à Ankara. Erdogan est à la fois un habitué des provocations diplomatiques à usage électoral interne (il vient de subir un revers aux élections municipales, notamment à Ankara et surtout dans son bastion Istanbul) et un rancunier coriace animé par une haine anti-occidentale féroce héritée de son ultra-nationalisme et de son islamisme originel. Par ailleurs, il n’a jamais pardonné à la France de Chirac, de Sarkozy, de Hollande et aujourd’hui de Macron (très proche de la communauté arménienne) la loi mémorielle de 2000 reconnaissant le génocide arménien puis le projet de loi de 2010 (Valérie Boyer) qui proposait de pénaliser la négation du génocide mais qui a été bloquée par le Conseil constitutionnel. Le néo-Sultan irascible n’a jamais non plus digéré l’instauration d’une « journée de commémoration du génocide arménien » en France, chaque 24 avril, devenue officielle et incontournable, et à laquelle adhèrent par conviction turco-sceptique ou par électoralisme nombre de politiques locaux. Or cette reconnaissance officielle par la France du génocide des Arméniens (en fait de tous les chrétiens de Turquie dont les Grecs pontiques et les Assyro-chaldéens), est plus que jamais un grave casus belli pour la Turquie qui fait régner dans les écoles, les médias et les tribunaux, un négationnisme d’Etat tellement offensif qu’il sévit également en Europe au sein des réseaux de mosquées et d’écoles pilotées par Ankara et par l’AKP. Comme l’Allemagne de Merkel - qui a été accusée d’accueillir des membres du PKK (considéré comme terroriste en Turquie), la France est dans le viseur du régime national-islamiste AKP pour avoir soutenu des figures de la lutte séparatiste kurde tant en Turquie qu’en Syrie. Récemment, l’accueil à Paris par Emmanuel Macron de représentants du YPG - milice kurde active en Syrie qu'Ankara qualifie d'émanation du PKK – a rendu littéralement hystériques les nationalistes et les islamistes turcs.

 

Le coup de gueule du ministre français de Michel Blanquer face à l’offensive d’Erdogan 

 

Si l’on peut déplorer la passivité du Quai d’Orsay, on ne peut que se féliciter en revanche de la réaction ferme et sans équivoque du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Celui-ci a en effet vivement dénoncé le projet du président turc fruit d’une stratégie de prosélytisme politico-religieux à visées fortement électoralo-irrédentistes. La Turquie d’Erdogan « a tourné le dos à la laïcité qui a caractérisé son histoire pendant des décennies, a déclaré le ministre sur RMC, et elle est dans une logique de fondamentalisme islamiste et d'extension (..), donc je suis évidemment très vigilant sur cette initiative (…). Je lui dis non, parce que je pense que nous avons aujourd'hui trop de gestes inamicaux qui nous viennent de la Turquie, nous avons trop d'inquiétudes sur ce que font déjà les autorités turques vis-à-vis des communautés turques en France, pour ne pas être très vigilants sur ce genre de projets. […] Je sais bien que le pouvoir turc cherche à faire pression sur nos lycées […], a réitéré Jean-Michel Blanquer.

 

Officiellement, les autorités turques prétendent très habilement que les négociations concernant les écoles turques en France « en conformité avec le système d'enseignement français » seraient menées dans le cadre d’une demande de « réciprocité eu égard aux écoles françaises de Turquie». En réalité, le pouvoir islamiste d’Ankara, qui ne supporte pas de voir des Turcs musulmans sunnites s’intégrer aux valeurs laïques donc « impies » de la République française, et qui compte parmi la diaspora turque d’Europe plus de 5 millions de réserves de voix à chaque élection en Turquie, cherche à tout prix à multiplier les relais idéologiques et à pérenniser la diaspora dans sa « turcité » et dans son islamité, ceci au moyen d’un repli communautariste qui pousse les Turcs sunnites d’Europe à l’endogamie, via le nationalisme turc ethnique et le conservatisme religieux. Rappelons que la communauté franco-turque, en pleine expansion depuis les années 1970, est évaluée à environ 650.000 âmes, soit plus que la diaspora arménienne et ses descendants réunis. Or comme le savent les islamistes turcs de l’AKP, du Milli Görüs ou leurs alliés des Frères musulmans, il n’y a rien de plus efficace pour formater les durablement consciences, que les écoles, les lycées, les enseignements des jeunes. Ces derniers sont sans aucun doute bien plus perméables à l’endoctrinement idéologique et religieux que des adultes qui risqueraient d’être formatés par la République ou par des idées « impies » en cas de non reprise en main par Ankara. Du point de vue du parti d’Erdogan, l’AKP, dont les résultats électoraux sont de moins en moins bons depuis deux ans, les ressortissants turcs d’Allemagne, de Suisse, de Belgique, d’Europe du Nord, de Hollande, d’Autriche et, bien sûr, de France, constituent un véritable vivier électoral incontournable qu’il va falloir pérenniser, entretenir, et que l’assimilation aux valeurs et mœurs françaises risquerait de faire disparaître progressivement. D’où l’impérieuse nécessité de pousser à l’endogamie ethno-religieuse par le repli communautariste et l’embrigadement politico-religieux, ceci dès le plus jeune âge. Comme le Qatar et les Frères musulmans, qui, à travers le Qatar Charity, ont contribué au financement du lycée Averroes à Lille et Al Kindy de Decines, et avec l’appui de ces derniers - qui sont leurs alliés stratégiques islamistes en Europe, en Afrique du Nord, au Proche-Orient comme dans le Golfe, la Turquie  – par ailleurs en récession économique – compte « récupérer » et formater la jeunesse diasporique via ces lycées turques islamiques et l’Education en général.

 

L’OPA d’Erdogan et des nostalgiques de l’empire ottoman sur l’islam de France et d’Europe

 

Alors que l’Autriche a décidé depuis 2015 de reprendre en main la gestion de ses mosquées, centres islamiques et association éducatives musulmanes, la France a quant à elle laissé un homme de confiance de Recep Taiyyp Erdogan et de l’Etat turc étendre leur emprise sur les communautés turques sunnites de France. Depuis juillet 2017, en effet, l’islam de France officiel, via le Conseil Français du Culte musulman (CFCM), est contrôlé par un fidèle militant pro-Erdogan proche de l’AKP, le franco-turc Ahmet Ogras, président du CFCM actuellement en pleine campagne pour un second mandat, malgré la concurrence redoutable du modéré Dalil Boubakeur, notamment, mais aussi d’autres pôles turcosceptiques. Également président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), militant hostile aux lois républicaines interdisant le voile et la burqa dans les lieux publics, Ogras incarne à merveille l’irrédentisme turco-néo-ottoman d’Erdogan à l’assaut des diasporas turques sunnites d’Occident.  Patron d’une agence de voyage spécialisée sur la Turquie, et plus connu pour son nationalisme turc pro-Erdogan que pour ses compétences théologiques, Ahmet Ogras a été l’homme clef d’Erdogan en Europe au sein de l’Union des démocrates turcs européens (UETD), succursale de l’AKP au pouvoir à Ankara. Il n’a jamais cessé de faire publiquement l’apologie de Recep T. Erdogan, « grand démocrate », et a même tweeté : « nous sommes tous des soldats d’Erdogan ».

 

D’une manière plus générale, la propagande religieuse turque nationale-islamiste passe par plusieurs vecteurs officiels et privés : tout d’abord le DITIB, réseau des mosquées gérées par le ministère turc des Affaires religieuses (250 mosquées et 150 imams), ainsi que par le Milli Görüs (70 mosquées), confrérie islamique radicale turque signifiant « Vision nationale » et qui est la maison-mère de tous les partis islamistes turcs depuis des décennies. Celle-ci est d’ailleurs très bien implantée dans l’est de la France. Depuis 2015, plusieurs pays européens ont commencé à réagir face à cette offensive turque néo-ottomane dans les pays européens à forte présence turque diasporique. Tout d’abord l’Autriche, qui a mis hors la-loi l’islam non-autrichien instrumentalisé par des organisations islamistes radicales ou des pays comme la Turquie, le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar et le Maroc, qui jouent un jeu trouble. Ensuite l’Allemagne, dont la justice fédérale a dénoncé le fait que des imams turcs fichent les fidèles turco-allemands des mosquées DITIB et Milli Görüs dans le cadre de la stratégie électorale externe d’Ankara. Quant à la Suisse et la Suède, elles ont également lancé des procédures judiciaires contre les entités politico-religieuses turques néo-ottomanes jugées non loyales ou carrément subversives. Pour ce qui est de la France, en dépit des positions lucides précitées du Ministre de l’Education Blanquer et des récentes déclarations tout aussi lucides du Président Macron sur le danger séparatiste islamiste, les pouvoirs publics n’ont pris de mesure concrète pour parer l’offensive turco-ottomane de prosélytisme politico-religieux dans l’Hexagone, ceci alors même que les services français de renseignement ont informé nos dirigeants que sur les 200 « professeurs de turc » postés dans les écoles françaises et les 180 imams sunnites entretenus par Ankara, nombre d’entre eux agissent en relais du parti d’Erdogan voire même parfois en espions d’Ankara…

 

Les ELCO : des accords officiels entre la France qui permettent à la Turquie de compromettre l’intégration et de diffuser en France la propagande islamo-nationaliste turque 

 

Au niveau de l’enseignement, outre les lycées cités précédemment que le « raïs » turc voudrait multiplier sur le modèle de celui de Strasbourg, Ankara s’appuie sur l’ubuesque convention signée entre la France, les pays du Maghreb, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Turquie en 1978 qui prévoit des « enseignements des langues et cultures d’origine » (ELCO) en marge des cours de l’Education nationale et assurés par des fonctionnaires turcs envoyés en France. Ce système, appuyé et totalement cautionné par l’Education Nationale et le Quai d’Orsay, vise à confier des Français d’origine turque ou autre, depuis le plus jeune âge, à des cadres étrangers venus leur inculquer la non-assimilation ou même la désassimilation avec l’imprimatur de facto d’une délégation de service public … Rappelons que selon les incroyables termes de ces accords entre la France et des pays aux valeurs parfois antagonistes, comme la Turquie, le Ministère de l’Education nationale ne peut même pas choisir les professeurs des ELCO, souvent des islamo-nationalistes très communautaristes.

 

Et il n’a même pas les moyens réels de contrôler les contenus des dits enseignements essentiellement dispensés dans le primaire. Il est vrai que ces ELCO furent conçus à une époque où la présence des immigrés et de leurs enfants était encore officiellement perçue comme momentanée, puisque le retour était encouragé, d’où le maintien dans l’identité d’origine. Toutefois, depuis que l’immigration de peuplement - permise par le regroupement familial - a pris le relai d’une immigration de travail momentanée, officièrent stoppée en 1974, ces ELCO sont devenus en fait des instruments (anachroniques et dangereux) de non-intégration et a fortiori de non-assimilation. Une menace à long terme pour la cohésion nationale. On sait d’ailleurs que les manuels envoyés par le ministère turc aux enseignants des ELCO - comme au Lycée turc de Strasbourg ainsi qu’aux réseaux associatifs turco-islamiques en Europe - véhiculent la propagande ultra-nationaliste, négationniste (génocide arménien) et fondamentaliste du régime islamiste AKP-Erdogan. Donc des valeurs en opposition fondamentale avec celles de la France et des démocraties européennes. Signe qui ne trompe point, on sait que la plupart des familles turques d’Europe de confession alévies ou d’ethnie kurde, cibles favorites des islamo-nationalistes, ont retiré leurs enfants de ces ELCO

 

L’entrisme politique national-islamiste turc en France et en Europe

 

Parallèlement à l’offensive culturelle et cultuelle, les réseaux turcs islamo-nationalistes ont investi depuis 2015 dans la vie politique et électorale en créant notamment un parti islamique (appuyé par Ankara) : le Parti égalité justice (PEJ). Fondé à Strasbourg au sein de la diaspora turque de première et seconde génération, le PEJ a présenté pour la première fois au niveau national 68 candidats aux élections législatives de 2017 sur tout le territoire français. De Valenciennes à Marseille, cette officine a investi des candidats clairement islamistes, incluant des candidates voilées, et dont la revendication-phare est la refonte de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’Etat au nom des « accommodements raisonnables dont les musulmans devraient être les bénéficiaires. Alors que leurs propos tendancieux sur « le petit lobby influent d’homosexuels » en France, ou sur la nécessité d’abolir les lois républicaines anti-voile islamique éclairent sur leur idéologie islamiste, et quand bien même le PEJ avait ouvertement inscrit lors des élections départementales de 2015, « le communautarisme comme une priorité », sa rhétorique invoque continuellement « le vivre-ensemble », la « diversité » et la nécessaire « lutte contre l’islamophobie ».

 

D’après l’ex-adjointe au maire de Strasbourg, Mine Günbay, notamment chargée des droits des femmes, l’objectif réel du PEJ, très lié à la Turquie néo-islamiste d’Erdogan, est de faire de la capitale alsacienne un « laboratoire politique de l’AKP » au pouvoir à Ankara, et non de promouvoir l’intégration. Il est vrai que le Parti égalité justice est officiellement lié au Conseil pour la justice, l’égalité et la paix (Cojep), l’ONG internationale qui relaie partout officiellement l’AKP. Le président-fondateur de ce Cojep, Ali Gedikoglu, a notamment co-fondé le site d’info turc en France nommé « Medyaturk.info », dont quelques titres d’articles donnent une idée des présupposés idéologiques : «La France eldorado des pédophiles », « Le darwinisme est-il une science ?» ou « Antisémitisme, faux débat »... Le Cojep, qui a aujourd'hui ses entrées à l'ONU, à l'OCDE et au Conseil de l'Europe, est né en 1992 à Belfort, avant de déménager à Strasbourg en 1996. Il est en fait une émanation directe du mouvement politico-religieux Milli Görüş (Vision nationale), dont est issu Erdogan, le pendant turc des Frères musulmans. Fondé en 1969 par l'ancien premier ministre turc Erbakan et mentor d’Erdogan, le Milli Görüş a donné naissance en 2001 à l'AKP et au parti de la Félicité (Saadet). Les dirigeants du PEJ n’ont pas pu nier leur proximité avec Ali Gedikoğlu, et son président, Şakir Çolak a reconnu dans un entretien au «une certaine connivence». De tendance « national-islamiste » turque, le PEJ nie comme l’AKP, les Loups Gris et Erdogan le « soi-disant génocide arménien, qui « n’a jamais été prouvé jusqu'à présent », ainsi que l’a déclaré Şakir Çolak le 24 avril 2017 le président du PEJ dans une vidéo et au Figaro. 

 

Pour revenir aux revendications du PEJ, mentionnons notamment la demande de faire de l'Aïd «un jour férié» et d’«abolir» la loi de 2004 ; un «moratoire sur la laïcité» ou encore « la possibilité de menus de substitution dans les cantines». Toutefois, le parti est assez habile pour ne pas mentionner explicitement l’AKP et Erdogan, se cantonnant à évoquer la Turquie comme un « atout économique et stratégique pour l'Union européenne », qui devrait être intégrée dans l’Union comme si cela était un droit et non le résultat de la conformité d’Ankara aux critères européens (acquis communautaires) qu’elle viole. L’idée-phare véhiculée dans la profession de foi du PEJ est qu’il convient de lutter contre la « rhétorique islamophobe » en « améliorant le vivre-ensemble », « recréant la cohésion entre les quartiers populaires» et en relançant «l'ascenseur social», tout en appelant à «introduire dans le programme l'enseignement scolaire de l'Empire arabo-musulman »... Dans son manifeste de 2015, le PEJ dénonce tout particulièrement la loi de 2004 sur l'interdiction du port du voile à l'école, présentée comme « liberticide et anticonstitutionnelle », l’idée étant qu’il existerait une «islamophobie d'Etat». Le PEJ a également appelé à abolir la loi sur le mariage entre les personnes de même sexe, votée « afin de répondre favorablement à un petit lobby influent d'homosexuels», et s’est ouvertement positionné «contre le positionnement libertin de la société française pour pouvoir revenir à la cellule familiale traditionnelle».

 

Depuis, le président du parti a dû refondre le PEJ et reformuler son programme après avoir soulevé une polémique, et a même reconnu qu’il y avait peut-être certaines personnes qui avaient une influence un peu sectaire concernant la société. Certains ont notamment pointé du doigt Ali Gedikoğlu, influent co-fondateur et président-honoraire du PEJ, qui lui n’a jamais caché ses accointances avec le régime du président Erdogan, «un homme authentique grâce auquel le peuple turc a retrouvé une fierté», lançait-il en 2014 à Slate.fr. L’homme apparut également sur Facebook lors d’une manifestation pro-Erdogan organisée en mars 2016 place Kléber, à Strasbourg. «Où que vous les voyiez, crachez au visage de tous ceux qui éprouvent de la sympathie pour ces bâtards...!!!» écrivait-il au lendemain de la tentative de coup d'Etat en Turquie en juillet 2016, au sujet de tous ceux qui en Turquie et surtout en Europe ont soutenu les putschistes anti-Erdogan.

 

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