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Alexandre del Valle : Ceuta, la crise migratoire ou guerre hybride contre l’Espagne ?

  • 2 août
  • 1 min de lecture

CHRONIQUE. Ceuta est au bord de l’asphyxie. Des dizaines de milliers de migrants auraient gagné l’enclave espagnole en quelques jours, saturant ses capacités d’accueil et ravivant le spectre d’une instrumentalisation des flux migratoires. Sur place, Alexandre del Valle analyse une crise qui ébranle Madrid et fragilise l’espace Schengen.



La plupart des arrivées se sont effectuées à la nage ou à l’aide de bouées et engins de fortune depuis la plages marocaine de Castillejos (Fnideq) jusqu’à la plage du Tarajal. Soixante personnes seraient mortes en tentant cette traversée au cours des douze derniers mois, ce qui permet au gouvernement de Pedro Sanchez de dévier l’attention des Espagnols préoccupés par cette submersion en n’évoquant que la nécessité des secours des migrants au détriment du contrôle des frontières, sachant qu’une queue de 5 km de dizaines milliers de migrants souvent venus du Rif attend de tenter sa chance côté marocain, sans que Rabat n’agisse…


Rachid Hesbihi, porte-parole de Ceuta, Espagnol arabophone, évoque une cité submergée où les jeunes migrants très testostéronés et informés de la vulnérabilité de nos sociétés sont revendicatifs, et souvent menaçants, sûrs qu’ils bénéficient d’une impunité totale, des droits des mineurs et de multiples aides exigées par associations anti-frontiéristes qui les accueillent. Le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a réclamé en vain la déclaration de « l’urgence nationale », sachant que des dizaines de milliers de clandestins arrivés aux cris de « Viva Sanchez » ou « on a gagné » surgissent juste avant la fête annuelle de Ceuta. Drôle de coïncidence.


Le Maroc au cœur des interrogations


Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando…


 
 
 

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