Samuel Paty : victime des jihadistes, des fréristes, et des néo-munichois de l'Education nationale

L'effet de sidération produit par l'assassinat de Samuel Paty est plus que dissuasif : à part la mairie de Bézier de Robert Ménard, aucun lycée de France n'a osé assumer le nom de Samuel Paty. Et comme après l'attentat de Charlie Hebdo, peu sont les volontaires pour reproduire publiquement des caricatures sur l'islam. Le "génie" du totalitarisme islamiste consiste à conquérir des territoires géographiques et mentaux par l'intimidation et la soumission.



L'enseignant décapité il y a exactement un an, le 16 octobre 2020, à Eragny par un tchétchène sensibilisé par une campagne de lutte contre "l'islamophobie", a démontré que les "coupeurs de langues" islamistes, qui ont pignon sur rue et qui intimident moralement les "islamophobes", ont préparé le travail, aux côtes d'une Education nationale néo-munichoise, des coupeurs de têtes" qui intimident quant à eux par la barbarie jihadiste. L'effet de sidération est plus que dissuasif: à part la mairie de Bézier de Robert Ménard, aucun lycée de France n'a osé assumer le nom de Samuel Paty. Et comme après l'attentat de Charlie Hebdo, peu sont les volontaires pour reproduire publiquement des caricatures sur l'islam. Le "génie" du totalitarisme islamiste consiste à conquérir des territoires géographiques et mentaux par l'intimidation et la soumission.


Rappelons les faits: le cours de Samuel Paty du 16 octobre 2020 serait passé comme une lettre à la poste si un islamiste franco-algérien, Brahim Chnina, père d'une élève du lycée, Zaina, les collégiens complices de celle-ci, et le fiché S franco-marocain, Abdelhakim Sefrioui, issu des Frères musulmans, n'avaient pas allumé la mèche en dénonçant, harcelant puis en diffusant des vidéos sur les réseaux sociaux destinées jeter en pâture le professeur et à intimider son lycée, qui l'a blâmé au lieu de demander à ce qu'il soit placé sous protection. La fausse rumeur colportée par la Zaina Chnina selon laquelle Samuel Paty aurait "expulsé" et stigmatisé les élèves musulmans puis montré une photo "pédo-pornographique" du prophète Mahomet aux élèves "choqués", a été mortelle. Certes, le meurtrier "final" est le Tchétchène fanatique Abdoullakh Anzorov, qui a d'ailleurs bénéficié de l'aide d'amis musulmans d'Evreux, qui ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat" terroriste pour l'avoir accompagné acheter un couteau et des pistolets à billes puis conduit d'Evreux jusqu'au collège, sans oublier cinq collégiens musulmans qui ont "renseigné" par solidarité lorsque Anzorov est venu faire son "enquête" et ses repérages au Collège... Outre le fait qu'aucun de ces jeunes complices adolescents n'a été condamné et ne le sera à l'issue des procès, il est clair que les vrais coupables, outre Anzorov, sont les adultes qui ont fanatisé les jeunes et mené les campagnes de harcèlement contre Samuel Paty. Les coupeurs de langues islamistes qui intimident en diabolisant et en harcelant sont les complices des coupeurs de têtes qui ne font qu'aller au bout de la logique de la charià: la condamnation à mort des "blasphémateurs". De ce fait, les instigateurs de la rumeur et de la campagne de lynchage contre M. Paty doivent être exemplairement condamnés. Toutefois, ce constat de complicité sur la base d'un enseignement de haine fondé sur une lecture totalitaire de la loi islamique implique de tirer la conséquence qui s'impose: le bannissement total de toute organisation qui prône une lecture intégrale, violente et intolérante de la Charià, soit une bonne partie de l'islam de France et d'Occident... Car l'islamisme radical des salafistes, des Frères musulmans, d'Erdogan, du Milli Görüs, du Tabligh, membre du CFCM, a pignon sur rue dans nos sociétés ouvertes à tous les vents.




Brahim Chnina l'initiateur du lynchage

L'homme qui a allumé la mèche est le franco-marocain Brahim Chnina, père de l'adolescente qui a menti à propos de M. Paty. Le 7 octobre 2020, joignant à son message le nom de Samuel Paty et les coordonnées du collège, il a posté sur Facebook : "Le prof d'histoire de ma fille en 4ème demande à toute la classe que tous les élèves musulmans de la classe lèvent la main. Ensuite il leur dit de sortir de la classe car il va diffuser une image qui va les choquer (...) Ensuite, ce professeur diffuse l'image de quelqu'un nu et leur dit que c'est le prophète des musulmans notre cher bien aimé prophète". Dans un autre message plus explicite, il lance : "Ce professeur dit en se vantant à ma fille qu'il a participé à la marche de Charlie. Vous aimez votre prophète (...) Vous avez l'adresse et le nom du professeur". Ses appels à des actions d'intimidation et le fait qu'il ait communiqué son numéro de téléphone pour être joint ont permis d'attirer l'attention de l'égorgeur russo-tchétchène Abdoullakh Anzorov qui l'a contacté, et qui a proposé de régler le problème "à sa manière"... Dans une des vidéos, l'adolescence-matrice du crime, Zaina raconte avoir été choquée que le prof ait "défilé pour Charlie en janvier 2015", et elle a encorementi de façon éhontée en déclarant: « on a tous été choqués, même ceux qui n’étaient pas musulmans", alors qu'elle n'était même pas présente en classe...Son père,Brahim Chnina, a lui aussi menti dans la plus pure tradition islamiste de la Taqiya en faisant croire que « l’intégrité psychologique » de sa fille a été atteinte par la caricature. Maintenant il pleurniche et jure qu'il regrette ses actions involontaires et assure être innocent... Le 12 octobre et le 16 octobre, soit quelques minutes avant l'attentat, Anzorov s'entretenait pourtant avec lui au téléphone, l'après-midi même du meurtre. En fait, le pédigrée familial et associatif de M. Chnina aurait dû alerter depuis longtemps les politiques: en 2014, sa demi-soeur a rejoint les rangs de Daech en Syrie-Irak. Elle est toujours retenue au camp Al Hol avec ses deux enfants. Or Brahim Chnina n'a cessé de pétitionner en faveur du retour en France des enfants de jihadistes détenus au Kurdistan syrien, ceci dans le cadre d'ONG islamistes "caritatives" comme l'association islamique Aide-moi, dont il était notamment vice-président. Aide-moi, dont tous les compte sont été fermés depuis, avait en fait des liens avec l'ONG islamiste intégriste Ummah Charity, dont le président Billal Righi a été placé un temps en garde à vue. Malgré l'accablante responsabilité de Chnina dans le meurtre de M. Paty, Ummah Charity, partie-prenante des campagnes de chasse aux "islamophobes", a lancé une cagnotte en sa faveur, lorsque qu'il a été écroué à la prison Fresnes. Il n'a toutefois pas été déchu de sa nationalité française et son jugement pour "complicité d'assassinat terroriste" tarde à venir.



Le fanatiseur-harceleur professionnel Séfrioui


Abdelhakim Sefrioui, le militant islamiste fiché S qui a apporté un appui total a Chnina et a intensifié par son activisme la campagne de haine envers Paty, est l'autre grand complice "coupeur de langues" du "coupeur de tête" tchétchène Anzorov. Mis en détention provisoire depuis un an, ce militant antisémite-islamiste fiché S proche des Frères musulmans et du Hamas, qui a été un temps proche du groupe salafo-terroriste français Forsane Aliza (dissout en 2011, et a envoyé nombre de jeunes en Syrie"), sera jugé pour complicité d'assassinat terroriste. L'institution judiciaire considère en effet que sa vidéo est un acte de complicité qui a donné "une dimension religieuse, politique et nationale à l'incident en tant qu'un appel à la sanction". En tournant des vidéos de "soutien" aux Chnina, en se présentant au collège de Paty avec Brahim Chnina pour réclamer le renvoi de Samuel Paty, et en intensifiant sciemment la campagne d'appel au lynchage contre Paty, Séfrioui a agi en fanatiseur, paranoïseur en Chef. L'homme a mêlé le harcèlement et l'intimidation morale et physique au "jihad judiciaire" en déposant une plainte contre Samuel Paty aux côtés de Chnina pour "diffusion d'images pornographiques", en le qualifiant le professeur-martyr laïque de "malade", de "voyou", d'ennemis des musulmans, et en le comparant à "Hitler". Il l'a condamné à mort de facto en l'accusant de "blasphémer", acte coupable de la peine capitale dans la charià. Dans une vidéo, il a accusé les fonctionnaires du collège de protéger Paty afin de les pousser à isoler et à abandonner, donc à affaiblir, Samuel Paty : « Comme il n'allait rien y avoir de la part de l'établissement, nous sommes partis avec la ferme intention de mobiliser pour une action devant l'établissement et devant l'inspection académique. Mais, dans l'après-midi, l'Inspection académique a contacté le parent d'élève et lui a exprimé son étonnement et (le fait) qu'ils allaient sévir… », se félicite l'intimidateur professionnel. "Si jamais on accepte ça, demain on arrivera peut-être à ce qui s'est passé à Srebrenica, ce qui s'est passé en Yougoslavie", avait-il déclaré dans un autre registre dans une autre vidéo. Une allusion au génocide des Bosniaques d'ex-Yougoslavie qui vise en fait à faire rentrer dans la tête des musulmans de France qu'ils vivraient sous l'épée de Damoclès d'un massacre collectif ourdi par un pays fondamentalement "islamophobe". La campagne a sans surprise été relayée par les faux anti-racistes/vrais antisémites anti-occidentaux du CCIF. Et la mosquée de Pantin, inaugurée par des élus LR/PS, a ensuite diffusé sans recul une vidéo menaçante qui appelait carrément à dire « Stop à ce voyou » de professeur "islamophobe" et qui donnait le nom et l’adresse professionnelle de Paty. Tout cela a circulé en boucle sur les réseaux sociaux, et les milliers de vues ont suscité des menaces de mort d'internautes chauffés à bloc par l'arme psychologique paranoïaque de la "chasse à l'islamophobie". Chnina et Séfrioui ont clairement signé l'arrêt de mort de l'enseignant en lançant sur les réseaux sociaux: "Vous avez l'adresse et le nom du professeur pour dire stop"... Défavorablement connu des services de renseignement depuis 15 ans, Séfrioui avait déjà exercé des pressions dès 2011 sur la proviseur du lycée de Saint-Ouen pour des affaires similaires de "blasphèmes". Antisémite, notoire, admirateur et soutien de Dieudonné, Séfrioui est à l’origine de la fatwa qui a donné un fondement théologique et juridique à la décapitation, puisque le fait de qualifier quelqu'un de "blasphémateur" suffit à le condamner à mort dans la charià. La peine de mort pour l'apostasie et le blasphème est d'ailleurs appliquée en Iran, en Arabie saoudite, au Pakistan, en Afghanistan, ou en Mauritanie, et est punie d'emprisonnement partout ailleurs en terre d'islam.



Séfrioui avait fondé en 2004 le collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas. Pendant des années, ce collectif a notamment mené une fronde contre l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, et contre le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, pour réclamer leurs départs, en les harcelant et en les intimidant, car musulmans trop "modérés" et "sionistes"... En 2010, Le Parisien racontait l'arrestation de Séfrioui devant la mosquée de Drancy, alors que les autorités avaient interdit un énième rassemblement, craignant des "troubles à l'ordre public". L'imam Chalghoumi, qui nous a souvent confié ses inquiétudes face au permanent harcèlement, vit depuis 24h/24 sous protection policière suite aux menaces. Il a raconté à Marianne qu'un jour, « deux personnes du collectif Cheikh Yassine sont venues chez lui pour l'agresser » en raison de ses liens avec "les juifs" et "Israël". Il affirme qu'Abdelhakim Séfrioui "nous a fait subir des menaces et des agressions devant la mosquée de Drancy en 2010 -2011. C'est un prêcheur de haine et de radicalisme qui n'hésite pas à manipuler les jeunes musulmans dans les banlieues pour semer la haine et la division dans notre société". Le Collectif de Séfrioui, composé d'une trentaine de « frères » de la région parisienne, animait le site de l'association cultuelle Ansar-al Haqq, une plateforme qui a œuvré, comme Forsane Aliza, au recrutement pour le djihad... Abdelhakim Séfrioui a participé, à Paris, à maints rassemblements pro-Gaza, scandant des slogans à la gloire du Hamas et du djihad islamique, mouvements jihadistes cofinancés par le Qatar et l'Iran. Malgré cela, Séfrioui sévit tranquillement depuis 15 ans. Le préfet de Seine-Saint-Denis de l’époque avait tenté de lancer en 2010, sans succès, une procédure de déchéance d