Quand les Islamistes pro-nazis anti-juifs s'allient aux "antifascistes" pour dénoncer

L'alliance des Frères-musulmans avec les forces de l'Axe ne doit jamais être oubliée car elle éclaire sur leur stratégie incroyablement duplice qui consiste, en terre occidentale "mécréante", à masquer leur projet suprémaciste derrière une rhétorique victimaire ("islamophobie"). Grâce à leur alliance tactique avec la gauche antiraciste-antifasciste, les Frères vont jusqu'à se faire passer pour l'équivalent des Juifs persécutés hier, comme on l'a vu avec la manifestation du 10 novembre dernier lorsqu'ils ont instrumentalisé l'étoile jaune. Alexandre del Valle, qui a publié, avec le grand Reporter Emmanuel Razavi "Le Projet: La stratégie de conquête et d'islamisation des Frères-musulmans en France et dans le monde"*, consacré à ce sujet, explique en quoi cette inversion des valeurs et des rôles, qui a trompé plus d'un intellectuel « progressiste » et d'un dirigeant démocrate en Occident, doit être désoccultée si l'on veut combattre le totalitarisme islamiste dont le frérisme demeure la "matrice" idéologique.

L’alliance des Frères avec le nazisme occultée par leurs alliés « progressistes »

Particulièrement enclin à une forme de totalitarisme politico-religieux, le créateur des Frères-musulmans (1928), Hassan Al-Banna, fut fasciné dès le début par l'ordre totalitaire des forces de l'Axe, notamment le fascisme italien, puis par la politique obsessionnellement anti-juive d’Adolf Hitler, également en guerre contre l’Angleterre et la France, ennemis communs aux yeux des Frères. Al-Banna écrivit d’ailleurs: « Hitler et Mussolini ont conduit leur pays vers l'unité, la discipline, le progrès et le pouvoir. Ils ont imposé des réformes intérieures et contribué à donner à leurs pays un grand prestige (…). Dès que le Führer ou le Duce parlait, l’humanité, oui, l’univers obéissait avec un profond respect ». Entre les années 1920/1930, et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les fascistes italiens puis les Nazis allemands multiplièrent les contacts avec les leaders arabo-musulmans de tous bords. C’est dans ce contexte que les responsables du renseignement allemand instrumentalisèrent les Frères musulmans et leurs réseaux pour combattre les Britanniques au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Amin al-Husseini, le Grand mufti de Jérusalem – proche de Hassan al-Banna depuis la fin des années 1920, qui lui confia le secteur de la Palestine– supervisa d’ailleurs personnellement le recrutement de musulmans bosniaques et albanophones – au sein des divisions SS Al-Handzar et Skanderbeg, puis demanda à Hitler son soutien financier et paramilitaire pour organiser la « résistance » contre les Anglais au Proche-Orient et au Maghreb avec la constitution de Légions arabes pro-nazies. On le voit d’ailleurs sur de nombreuses photographies d’époque rencontrer le Führer, ou encore en train de défiler devant ses troupes islamo-SS en faisant le salut nazi.


Après avoir été livré par les autorités suisses aux forces françaises au printemps 1946 en tant que condamné pour crimes de guerre par le tribunal de Nuremberg, le Grande Mufti, véritable héros des Frères musulmans et des nationalistes palestiniens, s’évada mystérieusement de sa résidence surveillée et fut triomphalement accueilli en Égypte par le gouvernement et surtout par les Frères-musulmans. Sous Nasser, d'autres dignitaires nazis allemands furent "rescapés" au Caire et fréquentèrent les Frères. Hassan al-Banna s’impliqua personnellement pour que le Grand Mufti échappe à la potence après sa condamnation à Nuremberg. En 1946, il s’adressera ainsi à son ami Al-Husseini : « La valeur du mufti est égale à celle d’une nation entière. Le mufti est la Palestine, et la Palestine est le mufti. Ô Amin ! Quel grand homme tenace et formidable tu es ! La défaite d’Hitler et de Mussolini ne t’a pas effrayé. Quel héros, quel miracle d’homme ! Nous voulons savoir ce que feront la jeunesse arabe, les ministres, les hommes riches et les princes de Palestine, de Syrie, d’Irak, de Tunisie, du Maroc et de Tripoli pour être dignes de ce héros, oui, ce héros qui a défié un empire et combattu le sionisme avec l’aide d’Hitler et de l’Allemagne. L’Allemagne et Hitler ne sont plus, mais Amin al-Husseini poursuivra le combat ». Depuis la banlieue du Caire où il s’installa, il organisa officiellement la base arrière de son mouvement palestinien, aux côtés du gendre de Hassan al-Banna (et père de Hani et Tariq Ramadan), Saïd Ramadan, chargé de créer la section palestinienne des Ikhwan.


Les amitiés helvético-nazies de Saïd Ramadan

Installé entre Genève et l'Allemagne, Saïd Ramadan, le gendre de Al-Banna envoyé en mission quelques années plus pour répandre l'islamisme en Europe et empêcher l'intégration des premiers migrants musulmans appelés à devenir des noyaux islamistes, devint l'ami et le partenaire d’affaires de François Genoud, banquier suisse du IIIème Reich et légataire testamentaire d’Adolphe Hitler, qui se convertit d’ailleurs à l’islam au contact des milieux palestiniens et fréristes. Rappelons que Genoud, en tant que financier et idéologue dévoué corps et âme à Hitler et invité par ce dernier à appuyer la cause arabo-islamique pour "poursuivre la lutte contre les Juifs" en Europe et dans le monde arabo-musulman, passa sa vie à recycler l’argent du régime nazi au profit des nationalistes arabes, des terroristes palestiniens et des Frères musulmans.


On retrouva également en Suisse, autour de la famille Ramadan, l’ancien journaliste helvétique néo-nazi Ahmed Huber – proche de François Genoud – qui demeura jusqu’à la fin de sa vie un compagnon de route des Frères, tout en restant fidèle à son idéal nazi. Converti à l’islam en 1962 au Centre islamique de Genève, il établit ainsi de solides relations avec le régime nationaliste nassérien et les Frères égyptiens. Lors de ses voyages en Égypte, Huber se lia d’ailleurs d’amitié avec d’anciens dignitaires nazis allemands, parmi lesquels le plus connu et haut « gradé » était Johannes von Leers, alias Omar Amine (qui fut le bras droit de Goebbels pour la « propagande anti-juive », et se convertit à l’islam au contact des Frères). Devenu responsable de la propagande anti-juive sous l'Egypte de Nasser en guerre contre Israël, Von Leers est pour la petite histoire l'homme par lequel les premiers écrits négationnistes et toute la littérature antisémite européenne "classique" furent massivement traduits et diffusés dans le monde arabe et musulman. Détail intéressant, Ahmed Huber, très connu au sein de la nébuleuse négationniste islamo-nazie, fit la connaissance, en Suisse, de Youssef Nada, le banquier en titre des Frères musulmans, créateur de la Al-Takwa Bank, basée en Suisse italienne à Lugano, banque où la police suisse retrouva justement, dans le cadre de l'enquête post-11 septembre 2001, un document interne accablant des Frères-musulmans intitulé "Le projet", et qui explicitait le "plan de conquête mondiale" islamiste des Frères.


En 1988, Ahmed Huber et François Genoud siégeaient encore au conseil d’administration de la banque de Youssef Nada, dont le rôle était de financer les projets des Ikhwan à travers le monde. Dans les années 1990, Huber se rendait ainsi régulièrement à des événements du Muslim Student Organization aux États-Unis, une organisation liée à la section locale des Frères. Il était également devenu proche de la révolution islamique iranienne, tenant un rôle d’intermédiaire entre les Ikhwan et l’Iran khomeyniste. Toutes ces fréquentations nazies de Saïd Ramadan n'ont jamais été exhumées par les forces antiracistes-antifascistes de gauche qui dénoncent les "racistes islamophobes" et défilent aux côtés des Frères musulmans puis les aident à étendre leur influence comme ils l'ont fait durant des années avec Tariq Ramadan, fils de Saïd, un moment coqueluche de toute la gauche tiersmondiste antisioniste et des No Globals ou autres "Forums sociaux Européens" où Ramadan était un invité VIP.


Jugé dangereux par les services suisses, mais protégé par les autorités fédérales

Le Père de Tariq Ramadan n'est pas n'importe qui. Son pédigrée panislamiste est impressionnant. Malgré son radicalisme, les autorités suisses tolérèrent donc les activités subversives de Saïd Ramadan, alors que le gendre d’Al-Banna ne possédait même pas de permis de résident, alors qu'ils écrivait des propos haineux envers les Juifs et l'Occident et alors qu'ils fréquentait des Nazis et même, comme cela sera prouvé par la police helvétique, des terroristes palestiniens-égyptiens et pro-iraniens en Suisse et au Pakistan où il séjourna également longtemps. Il fut en fait protégé grâce à deux facteurs : son statut d’opposant « persécuté » et menacé par les services égyptiens, et sa qualité de protégé officiel de plusieurs monarchies arabes (Saoudiens), du Pakistan, puis un moment des services secrets britanniques et américains qui voyaient déjà dans l'islamisme un bélier contre le communisme. Erreur fatale que l'on paie encore très cher jusqu'à aujourd’hui. Étonnement complaisants, les diplomates suisses savaient que le Centre islamique de Genève de Ramadan diffusait, dans son journal Al-Mouslimoun, une propagande politique islamiste radicale virulente, certes anticommuniste et anti-nassérienne, mais également très violemment anti-occidentale et anti-juive. Dans l'un des numéros de 1964, il relevait une « violente attaque contre le sionisme et l'alliance qu'il sut conclure avec l'idéologie des Croisés » : Israël y était mentionné comme « une incarnation de la pensée de l'enfer » obéissant au « Protocole des Sages de Sion », titre du célèbre best-seller antisémite qui inspira Hitler.


Les Occidentaux étaient désignés comme des « Croisés motivés par la jalousie et une haine profonde de l'Islam ». Quand Saïd mourut, en 1995, le nouveau Conseil de direction de la mosquée et du Centre islamique de Genève fut donc confié à son fils aîné, Ayman. Une fonction qui incomba par la suite à Hani Ramadan, lequel en demeure d’ailleurs toujours le directeur, secondé par Wafa, la fille d’Hassan al-Banna, Arwa et ses trois autres fils Yasser, Bilal, et Tariq Ramadan. Dans le cadre de sa stratégie médiatique de respectabilisation (avant d’avoir des déboires avec la justice pour affaires de mœurs), ce dernier a cependant toujours prétendu qu’il n’avait "rien à voir" avec l’organisation des Frères en tant que telle. Pourtant, le registre du commerce du canton de Genève indique que la composition du Conseil de direction du Centre islamique de Genève n’a pas changé depuis des décennies et que tous les frères Ramadan, y compris Tariq, en sont membres. Quant à Hani, qui n'a pas été rattrapé par des affaires sous la ceinture comme son frère, il continue de gérer des associations fréristes en Suisse et ailleurs et à prêcher impunément sa version de l'islamisme au sein de mosquées, écoles musulmans et réseaux fréristes européens, en dépit de nombreux écrits et propos misogynes, antisionistes radicaux, anti-occidentaux et favorables aux châtiments corporels prévus par la Charià.


Et comme son frère "modéré" Tariq ou son père, il n'a jamais renié les fréquentations les plus sulfureuses ou les écrits les plus haineux et violents de Hassan al-Banna, de Saiyd Qutb, le père du Jihadisme issu des Frères, ou encore du préfacier de Tariq Ramadan Youssouf al-Qardaoui, qui a co-fondé et présidé le conseil européen de la Fatwa et de la prédication de Dublin et l'université de Saint Léger du Fourgeret qui forme les "imams européens" dont les appels au actions jihadistes-suicides et aux assassinats d'homosexuels, de juifs ou d'apostats sont pourtant publics et officiels, ainsi qu'on peut le voir notamment dans son ouvrage "Le licite et l'illicite", en vente libre partout en Occident y compris bien sûr sur Amazone et dans les FNAC...


L’obsession anti-juive de ceux qui se font passer pour des victimes du racisme

Téléprédicateur vedette d’Al-Jazeera, référence suprème des Frères du monde entier et surtout européens, l’égypto-qatari Youssef al-Qardaoui, dont les sermons et discours télévisés conspirationnistes, judéophobes, anti-chrétiens, anti-laïques, ont fanatisé depuis des décennies des millions de musulmans, est l'auteur de fatwas justifiant des attentats kamikazes en Irak ou en Israël. En 2009, il affirmait sur Al-Jazeera que « tout au long de l'histoire, Allah a im le 28 janvier 2posé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait — et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits —, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin.


Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans ». Il déclarait également à la télévision du Qatar, en 2006 : « Les juifs sont protégés par les lois, des lois qui protègent le sémitisme, de sorte que nul ne peut dire ne serait-ce qu’un mot sur le nombre de victimes du prétendu Holocauste. Personne ne peut le faire, même s’il écrit un travail de maîtrise ou de doctorat et s’il en discute de manière scientifique. De telles affirmations ne sont pas acceptables. Lorsque Roger Garaudy a parlé de cela, il a été condamné à la prison, conformément à la loi ». L’exemple de Qardaoui est en fait loin d’être unique, puisque jusqu’au Président turc Erdogan – proche de la Confrérie – nombreux sont les islamistes qui citent régulièrement dans leurs discours ou leurs livres le Führer avec nostalgie. Des faits que les chasseurs de « populistes-fascistes-identitaires » européens se gardent bien de relater de peur que l’Occidental « islamophobe » ne perde son statut de Mal absolu dont les peuples ex-colonisés musulmans seraient les « victimes » et créditrices éternelles.


Conclusion: L'alliance islamo-gauchiste tournée contre l'Occident "croisé-sioniste"

Ruse de la raison idéologique, les censeurs islamo-gauchistes qui traitent en permanence de "fascistes-raciste-islamophobes" ou "complotistes" ceux qui dénoncent le projet de conquête-islamisation planétaire - pourtant clairement assumé par les Frères-musulmans dans leur textes, cf Le Projet), servent en fin de compte l'avancée d'un projet théocratique et totalitaire dont les principaux théoriciens – Hassan al-Banna, Sayyid Qutb, Saïd Ramadan et Youssef al-Qardaoui – ont glorifié sans complexe le régime nazi et combattent sans relâche, de l'intérieur, l'Occident. Ils le font par la subversion des valeurs de tolérance et de démocratie pendant que les jihadistes - également issus idéologiquement de la matrice frériste - le combattent par le terrorisme. Cette réalité, attestée par les textes fondateurs de l'organisation qui vantent le jihad, verbal et guerrier et appellent au règne universel de la Sharia et du Califat, n'a pas dissuadé toute une gauche anti-occidentale à se comporter en force d'appoint ou à jouer avec le feu totalitaire vert qui fascine étrangement tant de totalitaires rouges athées mais dont la haine anti-occidentale, anti-chrétienne, antisioniste et en fin de compte antijuive prime sur la cohérence idéologique. Ces idiots-utiles rouges porteurs de valises des fanatiques verts feignent d'être indignés par le "racisme" islamophobe des Occidentaux dont ils dénoncent le "racisme d'Etat", mais l'aveu de leur dessein subversif et de leur nouvelle "trahison des clers" se fait évident lorsqu'ils servent le suprémacisme, anti-chrétien, anti-mécréants, judéophobe, donc raciste et totalitaire dont ils finiront d'ailleurs, s'l triomphe un jour partout, par être les cibles.

*Edition L'Artilleur, fin novembre 2019

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