Les filières islamistes tunisiennes et l'attentat de Rambouillet, entretien avec Philippe de Veulle

Philippe de Veulle, intrépide avocat au barreau de Paris, spécialiste des questions de défense et de terrorisme, et qui n'a pas la langue dans sa poche, a accepté de répondre aux questions d'Atlantico cette semaine sur l'attentat de Rambouillet. Depuis des années, il se bat pour défendre l'honneur des victimes françaises de l'attentat jihadiste du Bardo, et il nous explique ne pas être surpris que les terroristes jihadistes des filières tunisiennes soient de plus en plus représentées au sein des cellules jihadistes d'Europe mais aussi du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, déplorant que le pays du laïque Bourguiba soit devenu un refuge et un terreau du jihadisme depuis le printemps arabe, qui est devenu un long hiver islamiste...





Alexandre del Valle : En tant qu’avocat des victimes françaises du bardo (2015), vous n'hésitez pas depuis des années à dénoncer les dysfonctionnements étatiques auxquels vous avez fait face dans les affaires anti-terroristes que vous gérez, et vous avez voulu partager avec nous vos analyses, notamment votre déception du fait que la Tunisie, dont l'appareil d'Etat est partiellement contrôlé et infiltré par des islamistes d'Ennahda, ne coopère pas correctement avec la France en matière de lutte antiterroriste. Vous qui croisez le fer contre l'islamisme tunisien et qui avez été menacé par ses protagonistes, que vous inspire l'horrible attentat de Rambouillet commis par un fruit de ce mal fanatique qui ronge un pays jadis phare de la sécularisation et de la lutte contre l'islamisme?


Philippe de Veulle: L’attentat islamiste de Rambouillet m’a ému, consterné, attristé mais ne m’a pas surpris. J’ai tout de suite pensé à la famille de la policière, car en tant qu’avocat de victimes de terrorisme, je connais le désarroi, la sidération et l’immense isolement que peuvent ressentir les proches de la victime. En effet, je m’attendais à un nouvel attentat terroriste, mais il est impossible de prédire l’endroit, le lieu et la date...

Pourquoi n’y a-t-il pas de surprise?


Parce que l’intensité des menaces est palpable à l’intérieur comme à l’extérieur. À l’intérieur, tout d'abord: bien que nos services de la DGSI parviennent à déjouer des projets d’attentats, on ne peut pas tous les éviter. Et même si l’on relevait d’un cran les mesures de préventions et d’actions anticipatives, le risque zéro, ne serait pas atteint. Récemment, les services secrets marocains ont aidé à déjouer un attentat contre une église dans la région de Toulouse par un groupe de jeunes femmes qui se préparait à passer à l’acte. Maintenant, il y a tellement de candidats aux attentats qu’il n’est pas facile de tous les déjouer, surtout sachant que la coopération assez efficace entre les polices antiterroristes marocaine et française ne l'est pas autant avec la Tunisie ou d'autres pays moins préparés et vigilants. Nous reviendrons sur cela si vous le voulez. J'ajoute que l'énième loi anti-terroriste (2017, voir plus bas) n'est pas assez aboutie et pas assez rigoureuse face aux nouvelles menaces et face aux différents profils candidats pour passer à l’acte...


ADV: Saviez-vous que Jamal Gorchane, le terroriste de Rambouillet régularisé contre toute logique en 2019, était un ami de longue date du terroriste tunisien auteur de l'attentat de Nice de 2016? Cela vous a-t-il surpris ?


PDV: C’est par voie de presse que j’ai appris les premiers éléments concernant le terroriste Jamel Gorchane, sur sa régularisation alors qu’il était venu en France de manière illégale en 2009. Ce qui est incompréhensible, c'est que quatre mois avant l’attentat de Rambouillet, la préfecture des Yvelines lui avait attribué une carte de séjour temporaire le 28 décembre 2020, bien après que des premiers messages alarmants avaient surgi sur ses profils en ligne. Avant d’accorder un tel titre, les services préfectoraux doivent normalement vérifient que la personne ne constitue pas une « menace à l’ordre public ». Ici, aucune alerte n’a été signalée, malgré les messages inquiétants qu’il publiait sur Facebook. C'est un manquement grave qui a coûté la vie à une mère de famille policière. Comment la préfecture des Yvelines peut-elle régulariser un sans-papiers qui diffusait une propagande radicale sur les réseaux sociaux ? Le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, l’a d’ailleurs souligné : depuis l’automne, l’assaillant montrait sur son compte Facebook public « une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le Prophète ». Ses messages, plus que visibles et analysables par n'importe en témoignent. Outre l'imam franco-tunisien radical Béchir Ben Hassen, il suivait religieusement et retweetait les prêches radicaux du cheikh Ali al-Qaradaghi, un Qatari de 72 ans, cadre des Frères musulmans installé au Qatar, lequel a appelé à punir les islamophobes et a exigé des "excuses de Macron pour avoir soutenu Charlie Hebdo" après le meurtre barbare de Samuel Paty, en guise d'empathie.... Quelques jours après la décapitation de Paty, Gorchane justifiait sur le réseau social des violences futures : « Ô les musulmans, maintenant nous allons répondre aux insultes de la France et de Macron contre notre prophète Mahomet ». On n'a pas pu voir tout cela alors que moi-même je l'ai vu sur ses réseaux sociaux consultables par tous? Un vrai scandale. Malgré ces faits accablants, on nous a expliqué que "rien n'aurait pu permettre de prévoir la radicalisation de cet livreur sans histoire et sans antécédents... J'apprends aussi qu'il serait l"ami d'enfance" du terroriste de Nice Mohamed Bouhlel qui a tué 86 personnes avec son camion sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016. Mieux, il aurait même logé chez lui en 2009. Si cela est avéré, il est stupéfiant que cela n'ait pas été perçu par les milieux du renseignement. Un vrai trou dans la raquette, comme les imams fanatiques qu'il suivait ouvertement sur le Net.


ADV : Ces liens avec d'autres jihadistes tunisiens qui visent la France vous surprennent-ils?


PDV : Non, hélas, là encore, je ne suis pas surpris, car il y a une véritable filière terroriste tunisienne instrumentalisée par le parti islamiste Ennahdha et aussi par un parti dissident encore plus extrémiste, le parti Karama. J’y reviendrai. Et ce qui m’a le plus édifié, c’est le profil FaceBook de Jamel Gornache qui a suivi un cheminement tout à fait inédit où se mêle islamisme politique tunisien, francilien, références de plus en plus religieuses et politique française, tout cela avant d’avoir posté des références islamiques de la charià appelant à punir les blasphémateurs et qui ont préfiguré son passage à l’acte, en réalité, facilement détectable si les administrations qui régularisent les clandestins sur la base de la circulaire Valls de 2012, s'informaient un peu et consultaient 5 mn le profil FB et twitter de gens comme Gorchane qui ne cachaient même pas leur suivi d'imams condamnant Charlie Hebdo et appuyant l'assassinat de Samuel Paty. Il est également fort instructif de constater le vif intérêt du terroriste tunisien pour la manifestation contre l’islamophobie de 2019, où l’on a vu se côtoyer des extrémistes islamistes notoires et des figures emblématiques du parti des Insoumis, d’autres partis de l’extrême gauche (Trotskistes, NPA, Verts, etc) et de certains syndicats. On notera que le terroriste Gorchane relayait les discours de Jean Luc Mélenchon, des articles de Edwy Plenel et de bien d’autres qui, en fin de compte, ont une position très ambiguë sur l’islam politique et l’islamisme et contribuent, par la paranoïa qu'ils véhiculent et la diabolisation des Français "islamophobes" et du "racisme d'Etat", une haine envers la police, la France, l'Occident et les institutions des "mécréants" qui est le lit du processus postérieur de "daéchisation". C’est un constat factuel mais très instructif. Le terme d’islamo-gauchisme a longtemps était réfuté par les intéressés, et même nié. Mais en fin de compte, cela est bien une réalité qui se confirme, hélas, au final par des attentats islamistes meurtriers. C’est tout à fait leur droit, mais il faut qu’ils en assument les conséquences et ne peuvent pas s’en dissimuler. C’est un choix, mais qui reste très dangereux et très risqué car il favorise les ramifications sur notre sol et la légitimation de l'islamisme anti-occidentaux. C’est même jouer avec le feu... La lutte contre ce phénomène de radicalisation religieuse doit être menée d’un même front aussi bien par les partis de gauche que par les partis de droite. Il en va des intérêts vitaux de la Nation. Les ennemis de la France doivent être bien identifiés et bien désignés. Jouer l’ambiguïté est erreur stratégique majeure et qui se retournera tôt ou tard contre ses partisans.


ADV: la ville de M’saken d'où viennent les deux terroristes tunisiens, est un fief islamiste notoire en Tunisie et le groupe jihadiste Ansar-charia y a mené de véritables guérillas contre le pouvoir avec le soutien un temps du parti frère musulman Ennahda et de son allié au Parlement Karama : avez-vous travaillé sur les connexions entre jihadistes et partis islamistes tunisiens "démocrates" souvent présentés comme des modérés en Europe et en France ? Ces complicités et porosités dénoncées par les laïques tunisiens sont-elles encore opérantes ?


PDV: En effet sur le dossier du Bardo, j’ai pu relever beaucoup d’incongruités et de liens ambiguës entre l’appareil de l’Etat tunisien, notamment la justice, le parti Ennahdha et les islamistes radicaux de Karama ou autres mouvances encore plus radicales comme Ansar charià. Cela a été un long travail d’investigation et de recherche. Mais nous avons découvert beaucoup d’éléments probants et surtout des points communs avec deux autre affaires d’attentats terroristes sur des opposants politiques progressistes tunisiens: Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le juge d’instruction de l’époque, Béchir Akrémi, fit l’objet d’une plainte de la part de l’association tunisienne Iwatch, auprès du Conseil supérieure de la magistrature tunisienne. Le pire, c’est que j’avais demandé l’aide des autorités françaises pour nous aider à obtenir la manifestation de la vérité. Nous avions été reçu en septembre 2016 par le président François Hollande qui s'était montré attentif mais qui n’a pas vraiment agi. Et puis il y avait l’échéance présidentielle... J’avais demandé au président Emmanuel Macron une entrevue avec mes clientes victimes du Bardo pour lui présenter nos doléances. Mais, il a préféré botter en touche et nous envoyer chez Madame Nicole Belloubet, alors garde des sceaux. Ce n’était pas l’appui politique adapté pour faire pression sur la Tunisie. Pire encore, la justice française n’a pas non plus voulu nous soutenir, dans l’instruction “miroir”: elle a préféré jouer la carte du juge d’instruction tunisien que nous avions mis en cause pour avoir relâché six présumés complices terroristes de l’attentat du Bardo au motif de tortures jamais avérées... J’ai eu, en plus des multiples menaces islamistes reçues, un grand sentiment de solitude et de grande déception pour mes clientes française et tunisiennes victimes. Mais c’est un combat que j’ai toujours mené et que je mènerai avec détermination, force et honneur.


ADV: Dans le cas du bardo quel bilan dressez-vous des entrées et complicités jihadistes au sein de l'appareil d’Etat Tunisien ? Rejoignez-vous le constat accablant de l'ex-ambassadeur de Tunisie à l'Unesco Mezri Haddad qui a affirmé après la chute de Ben Ali que l’on passerait du printemps arabe à l'hiver islamiste ?


PDV : Oui. Le printemps arabe dit la "révolution de Jasmin" en Tunisie, a certes été un changement politique à vocation démocratique, mais en trompe l’œil. En effet, c’est le parti islamiste Ennahdha qui a remporté les élections de l’époque et s’est retrouvé au pouvoir avec quelques alliances politiques. Ce parti a une doctrine religieuse et politique très claire et une méthodologie d’accaparement et d’instrumentalisation du pouvoir. Ses prédilections sont l’infiltration la justice et la police. Il place des hommes ou des femmes acquis à sa cause à des postes stratégiques dans ces deux administrations. L’armée tunisienne est plus difficile à infiltrer, car elle reste assez fidèle à un esprit indépendant inspiré par Bourguiba ou par Ben Ali. Une fois ces pouvoirs régaliens infiltrés, il est très difficile d’écarter les sympathisants islamistes. Les Tunisiens qui n’adhèrent pas aux thèses islamistes souffrent énormément de cette situation. D’ailleurs, la Tunisie subit à la fois une crise économique et politique d’ampleur, en plus du contexte de la situation sanitaire. Les partis islamistes ont de moins en moins de soutien populaire et le président tunisien Kaïs Saïed est pris en étau par la pression des partis islamistes et par la colère populaire.


On peut même dire que la situation est explosive, car le président hésite entre la fermeté face aux plus radicaux et le statu quo politique. On peut déplorer la complaisance de la politique étrangère française à l’endroit du parti islamiste tunisien. Le président du parti Ennahdha, Ghached Ghannouchi, avait ses entrées à l’ambassade de France. C’est un revirement étonnant, quand la France soutenait l’armée algérienne quand la guerre faisait rage contre le parti du GIA Groupe islamique armé, entre 1992 et 1999) alors qu’il avait été démocratiquement élu. Cette bienveillance de la politique française est en contradiction avec l’engagement de la France contre l'islamisme au Mali ou au Sahel, où l'on retrouve d'ailleurs aussi des jihadistes tunisiens liés à Karama et Ansar charià. Mais nous ne sommes pas à nos premières contradictions... Mais elles font partie de la faiblesse de notre dispositif de la lutte contre le terrorisme. Cela s’illustre même avec l’accueil et la naturalisation de cet iman Béchir Ben Hassen, qui avait été expulsé par la Tunisie et qui a été naturalisé français et prêche son venin fanatique depuis des années en France et dans nombre de mosquées de la Région parisienne et même dans un "Centre" qu'il a créé et qui est en fait une madrasa qui fanatise dès le jeune âge des enfants de l'immigration musulmane. Ben Hassen est la principale religieuse qui a inspiré le terroriste de Rambouillet. Nous risquons de payer encore très cher cette absence de fermeté. Si la volonté politique n’est pas en phase, nous perdrons un temps précieux. La politique ne doit pas se cantonner à de la communication ou à des postures, mais plutôt à moins de discours et plus d’actions concrètes et ciblées. Mais nous l’apprendrons, malheureusement, à nos propres dépens. Jusqu’au prochain attentat terroriste islamiste...


ADV: pour revenir au cas ubuesque de Jamel Gorchane dont on sait qu’il a été très influencé par l'islamiste Tunisien dangereux Béchir ben Hassen , comment expliquez-vous que des prédicateurs extrémistes aussi visibles que Gorchane suivait que ses réseaux sociaux au vu de tous ne soient pas épinglés par nos services et expulsés chez eux ?


PDV: Les réseaux sociaux sont un véritable outil pour les terroristes islamistes à la fois de propagande, de recrutement et de mise en relation. Mais il semble très difficile de lutter contre ce phénomène, même si l’on met en place des programmes d’algorithmes pour détecter ces réseaux. De même je ferai référence à notre interview du 8 mai 2018 sur Décodeurs 360, « Se défendre? ». En effet, « si l’on décrypte cette loi anti-terroriste entrée en vigueur le 1er novembre 2017, il s’agit d’une ligne Maginot juridique. Les assignations à résidence sont moins contraignantes. Auparavant, un individu dangereux pouvait être assigné à domicile. Dorénavant, il pourra être consigné sur un territoire plus vaste, comme celui d’une commune. Les perquisitions sont devenues des visites à domicile, à la demande de l’autorité administrative, c’est-à-dire le préfet, mais avec l’accord d’un juge des libertés pour « visiter les logements ». Les perquisitions sont ainsi limitées de 6 heures à 21 heures et les suspects présents lors de la perquisition pourront être retenus sur place pendant quatre heures maximum… Lorsque l’on connaît la détermination d’un radicalisé qui passe à l’acte, ces mesures ne peuvent que le faire rire à gorge déployée… ». Il faudrait déjà appliquer les lois existantes et surtout mettre un tour de vis sur cette dernière loi. Nous serons obligés de contourner les droits fondamentaux en matière de lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’une guerre idéologique contre un ennemi dangereux et déterminé qui n’hésite pas à semer la mort. Les perquisitions et les arrestations doivent être plus étendues en cas de suspicion de terrorisme islamiste. Les détentions doivent être systématiques et en cas d’irrégularités en matière de séjour sur le territoire national, les expulsions exécutées et sans délai si une enquête approfondie ne s’impose pas. Un exemple concernant la détention provisoire pendant l’instruction dans l’affaire du Bataclan, des complices terroristes ont été relâchés au bout de deux ans et demi de détention pendant l’instruction du dossier. Il semble que cette loi de limitation de temps de prévention pénale pendant une enquête d’une instruction terroriste devrait être prolongée pendant toute l’instruction jusqu’au moment du procès. Mais là, il faut une véritable volonté politique et non pas des discours et des lâchés de ballons.


ADV: la lettre des généraux publiée dans Valeurs qui a fait tant de bruit décrit-elle aussi ce genre de laxisme qui débouche des morts ? Comment mieux se prémunir ?


PDV: La tribune des généraux qui fait polémique est un constat d'officiers professionnels aux états de service impressionnants. Ils sont des spécialistes des théâtres d’opérations de guerre sur différents théâtres d’opérations extérieures. Leur constat est sans filtre, et l’on s’aperçoit chaque jour du recul des lois et de l’autorité de la République sur le territoire national. Il y a bien sûr un lien entre ce recul avec l’islamisation politique et la délinquance du trafic de stupéfiants. Rappelons, ici, que le général Emmanuel de Richoufftz, qui a beaucoup œuvré pour les jeunes en banlieue, était le conseiller du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981. Ces généraux tirent une sonnette d’alarme, à l’instar du général de Gaulle qui critiquait dans les années 1930 la politique défensive de la France et qui plaidait pour une armée mécanisée et blindée de mouvement. On a vu le résultat en juin 1940, par l’inefficacité de la ligne Maginot qui était le pilier de la défense française de l’époque. Les forces de l’ordre, les pompiers et même les gendarmes sont en permanence repoussés et harcelés. Des commissariats sont attaqués, certes avec des mortiers pyrotechniques et des feux d’artifice, mais jusqu’à quand? On s’attend tous inconsciemment à un dérapage, qui serait l’étincelle qui provoquerait une onde de choc. Il n’est pas séditieux d’en faire le constat, mais au contraire une honnêteté intellectuelle. Aussi, il est inadmissible que des bandes armées maghrébines et tchétchènes comme ce fut le cas à Dijon en juin 2020, ce soient affrontées pendant plusieurs jours, sans que puisse intervenir nos forces de l’ordre. Pire encore, le différend entre les deux bandes a été arbitré par un imam et non pas par notre justice républicaine. C’est un recul éclatant de l’autorité de l’état et de l’unité nationale et surtout de la laïcité...