Le wokisme et la cancel culture anti-occidentale, meilleurs alliés (ou idiots utiles) de l’islamisme

Quelques semaines à peine après le scandale du financement d’une campagne pro-hijab par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne, la Commissaire européenne à l’Égalité est au centre d’un nouveau scandale qui a achevé de démontrer que les institutions européennes, infiltrées par les lobbies islamistes, diversitaires et indigénistes, sont devenues des vecteurs de déconstruction de l’Occident blanc-judéo-chrétien, analyse notre chroniqueur Alexandre del Valle.




Le 28 novembre dernier, le quotidien italien Il Giornale révélait les contenus ubuesques d’un « guide sur la communication inclusive » destiné à « refléter la diversité », chèrement financé par la Commission européenne à l’instigation de la Commissaire Helena Galli, qui vise à imposer aux Européens la logique totalitaire de la cancel culture woke anglo-saxonne. Le “guide” bannit les expressions genrées réputées “homophobes” comme « Mesdames et messieurs » — à remplacer par « Chers collègues » — il appelle à remplacer « bon Noël » par « bonne fête », interdit de parler de la Famille, mais « des familles », puis considère que “Marie et Jean” ne sont pas les prénoms ’’un “couple international”, à la différence de “Malika et Jules”. La Commission recommande de bannir les noms de métier au masculin comme policeman (policier) ou workman (ouvrier), et le texte recommande de ne jamais « présumer » de l’orientation sexuelle d’une personne, ou de son identité de genre.


De même, faire référence à des éléments de la culture chrétienne revient à « partir du principe que tout le monde est chrétien ». Déjà, en décembre 2010, la Commission européenne avait édité un « Agenda Europa » où figuraient toutes les fêtes religieuses (musulmanes, juives, chinoises, hindous, sikhs, et même du paganisme) sauf les célébrations chrétiennes. On y relatait les “fêtes”, le 24 décembre ne désignait plus la naissance de Jésus (Noël), mais la date du « premier sapin de Noël public érigé sur la place centrale de Tallinn (capitale de l’Estonie) en 1441 ». La fête chrétienne de la Toussaint devenait Halloween. Cet Agenda Europa, préfacé par José Manuel Barroso, alors président de la Commission, fut distribué durant 8 ans aux élèves du Secondaire des 27 pays de l’Union ; soit pour l’agenda 2010-2011, aux 3,2 millions de lycéens et collégiens de plus 21 000 établissements dont les directeurs ou enseignants en ont fait la demande….

Revenons au guide de la Commissaire Dalli. Même l’expression « colonisation de Mars » y est jugée négative car elle rappellerait le colonialisme. Il faut donc lui préférer « l’envoi d’humains sur Mars ». Le texte suggère aussi de ne pas convoquer de groupes de travail où un seul sexe est représenté, puis d’inviter, pour les événements et les photos, des personnes issues d’ethnies différentes. L’idée générale est de lutter contre « les stéréotypes profondément ancrés dans les comportements individuels et collectifs », et faire en sorte que les minorités ethniques, religieuses ou sexuelles ne se sentent pas “offensées”, ou, comme dirait l’ex-ministre sarkozyste, Rama Yade, « micro-agressées »… La Commissaire, qui utilise ses fonctions depuis sa nomination en 2019 pour faire passer ses projets sociétaux subversifs et diversitaires avec l’argent des contribuables européens, veut exclure tout ce qui ne rentre pas dans les paramètres de l’idéologie “gender” et cosmopolitiquement correcte fondée sur l’anti-occidentalisme, l’antijudéo-chritianisme (source du “patriarcalisme”), la dévirilisation de l’homme occidental, le diversitarisme néo-tiersmondiste et la « déblanchisation »….


Qui est Helena Dalli ?


Députée travailliste (gauche) maltaise pendant 25 ans, ex-ministre des Affaires européennes et des Affaires sociales, Dalli est une véritable pionnière de ce néo-totalitarisme woke orwéllien. En 2017, c’est elle qui fit voter de justesse le mariage pour tous à Malte, pays le plus catholique au monde selon Jean-Paul II, ainsi que les premières lois pour “protéger les transgenres” et “inter-sexes”. Tout cela en promouvant dans le même temps les doléances obscurantistes pro-voiles des islamistes les plus notoires, dans une logique de convergence des luttes contre l’Occident mâle judéo-chrétien démonisé. Ex-miss Malte en 1979, cette militante féministe radicale devenue “professeure de vocabulaire woke” a promu la campagne pro-voile islamiques du Conseil de l’Europe confiée à la branche jeune des Frères musulmans, la FEMYSO (Forum of European Muslim Youth and Student Organisations), aussi résolument que la cause des LGBT. Le 17 novembre dernier, elle a d’ailleurs rencontré publiquement les dirigeants de la FEMYSO, pour discuter de la « situation des jeunes musulmans en Europe et des défis rencontrés en raison des stéréotypes, des discriminations et de la haine », dont le premier serait “l’islamophobie”. Rappelons tout de même que la présidente de la FEMYSO, Hande Taner, une jeune turque voilée issue du Milli Görüs (proches des Frères musulmans), a accusé la France d’avoir comme « principal produit d’exportation le racisme »


Très présents au sein des institutions “antiracistes” européennes (réseaux ECRI et ENAR) de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe qui les financent, la FEMYSO et moult autres organisations islamistes pro-voile installées à Bruxelles, liées à la branche européenne des Frères musulmans (UOIE), perçoivent des centaines de milliers d’euros de subventions européennes. La FEMYSO a reçu à elle seule, plus de 100 000 euros de la Commission, notamment pour des projets du genre « combattre les violations humaines associées à l’islamophobie », ou le projet MEET, visant à « prévenir l’islamophobie contre les femmes et les filles en Europe ». « Aujourd’hui, il est plus facile d’obtenir des subventions pour un projet appelé, par exemple, “Islam, tolérance et fraternité”, porté par des personnes identifiées comme proches des courants fondamentalistes, que d’obtenir des subventions pour un travail de recherche sur l’islam politique », regrette Ilana Cicurel, député européenne LERM interrogée par Marianne.


Face aux critiques, Helena Dalli, qui avait déjà été pointée du doigt lors de la campagne polémique sur la « liberté avec le hijab » confiée aux associations islamistes, a annoncé le 30 novembre le retrait du guide “inclusif”. L’humiliante marche-arrière de la Commission (puis des lobbies à l’origine de la chose) doit être vue non pas comme une défaite du wokisme, mais comme un retrait tactique, visant à gagner du temps et revenir à l’offensive plus tard, ou de manière plus édulcorée, ou par d’autres “instruments”, d’autant que le document sera sûrement reproduit avec des changements mineurs : mais la marche arrière a démontré une fois de plus que l’Histoire est faite par les minorités agissantes et des lobbies qui bénéficient de la complicité objective des masses et majorités passives. L’Europe n’est que le produit de ce que les États membres en font, et les gouvernements des États membres le produit des majorités votantes ainsi que des lobbies les plus actifs…

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