Le vrai scandale de la candidate LREM voilée : quand l’antifascisme justifie le pro-islamisme

Pour Alexandre del Valle, le scandale de la candidate frériste LREM Sarah Zemmahi, qui porte un foulard islamique sur une affiche électorale, confirme la stratégie d'entrisme des Frères-musulmans fondée sur une "républicanisation" de l'islam politique et une instrumentalisation du "droit à la différence" propres aux sociétés impies ouvertes à tous les vents multiculturalistes.




Cette fois, il sera difficile pour les cadres de la République en marche de réduire ce scandale à une affaire lancée par « l’extrême-droite », car si Jordan Bardella ne s’est certes pas gêné pour communiquer sur ce double jeu de LREM qui combat le séparatisme islamiste en investissant des Fréristes voilées, c’est bien le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guérini, qui a réprimandé sévèrement le binôme de candidats titulaires, Mahfoud Benali et Hélène Qvistgaard, accusés d’avoir intronisé l’islamiste voilée Sara Zemmahi. D’ailleurs, ils persistent et signent, ce qui met dans l’embarras les dirigeants nationaux de LREM et Emmanuel Macron qui prétendent lutter contre le « séparatisme islamiste ».


L’affaire révèle en fait la schizophrénie d’un « catch all party« , LREM, composé de tout et son contraire, qui, d’un côté, fait voter une loi contre l’islamisme visant clairement les Frères musulmans, les salafistes et l’islamisme turc, et, de l’autre, laisse ces mêmes islamistes infiltrer le parti et les institutions: rappelons que l’association de Sara Zemmahi, Tabassam, détourne impunément la loi sur les associations 1901 pour faire du prosélytisme et qu’elle est même hébergée pour ses événements par la CAF… Sans surprise, l’aile islamo-gauchiste du mouvement, via Naïma Moutchou, députée du Val d’Oise et vice-Présidente de la commission des Lois, puis Cécile Rilhac, membre de En Commun de Barbara Pompili, ou le député des Bouches-du-Rhône Said Ahamada, a défendu la candidate voilée en accusant Guerini de « faire le jeu du RN », comme si ceci était le vrai et seul problème et non la menace islamiste qui gangrène la société et l’immigration musulmane.


A LIRE

Quand LREM se déchire sur la candidature d’une femme voilée


Pedigree et alliances de Zemmahi et de son association pro-voile Tabassam


La candidate LREM voilée, Sara Zemmahi est en fait une pure militante du voile islamique, comme on le voit sur nombre de ses tweets. Son idéologie est clairement celle des Frères musulmans. Son association pro-voile, Tabassam, qui signifie « sourire » en arabe, diffuse les prédications des figures des Frères musulmans comme Tariq Ramadan, son frère Hani Ramadan, interdit de territoire en France, favorable à la lapidation, misogyne et qui présente le SIDA comme « un châtiment divin »… ou encore de Hassan Iquioussen, prédicateur franco-tunisien obsédé par les juifs. Pour lui, les attentats jihadistes sont « faux problèmes » et les juifs « sionistes » se seraient alliés à Hitler pour chasser les Juifs vers la Palestine… Par ailleurs, Tabassam et Zemmahi sont liés à l’EMF, l’association frériste des Étudiants Musulmans de France, créée en 1989, proche de la branche française officielle des Frères, Musulmans de France, ex-UOIF, et de sa structure européenne, la Fédération des organisations islamiques d’Europe (FOIE). L’EMF, adepte de la taqiya et de la stratégie de l’entrisme propre aux Frères, a des élus depuis 2002 au sein du CROUS et des conseils universitaires. Elle est aujourd’hui présente dans 21 universités. Au « Je suis Charlie », qu’elle rejette, Tabassam préfère les slogans « Je suis Adama, Je suis Theo », omniprésents dans les tweets de l’association aux accents très anti-flics et anti-islamophobes.


Tabassam et Zemmahi ont d’ailleurs organisé depuis 2017 maintes manifestations de soutien à « Adama » et « Theo », symbole du racisme d’Etat et de la police, puis des « Journées mondiale » du foulard en 2017 (World Hijab Day). L’EMF, suspectée d’avoir aidé le terroriste algérien Ahmed Ghlam, tueur d’Aurélie Chatelain en 2015 à trouver un logement au CROUS, est encadrée au niveau européen par le Forum European of Muslim Young and Student Organisation (FEMYSO). L’EMF a élaboré depuis le siège Bruxellois de la FOIE, une stratégie d’entrisme au sein des milieux associatifs, sportifs et éducatifs. Joachim Véliocas, chercheur du CEMO et auteur de nombreux ouvrages sur l’entrisme islamiste, rappelle que l’EMF dispose de tout un réseau de formateurs invités à s’appuyer sur les références fréristes comme le fondateur Hassan Al Banna, Fayssal Mawlaoui, Sayyed Sabiq, Mostapha Zarka, etc. Un de ses documents internes invite à étudier les règles du Jihad, au sens du combat pour la cause d’Allah, puis à favoriser la domination de l’islam, le Tamkine. Rappel qui confirme l’alliance « islamo-gauchiste » : l’EMF, lors des manifestations étudiantes contre le CPE en 2006, encourageait ses troupes à rejoindre la révolte de l’extrême gauche. Et en 2014, elle s’associait au CCIF de Marwan Muhammad pour diffuser un « guide contre l’islamophobie » dont le coeur est la dénonciation des discriminations contre les femmes portant le voile.


Promotion de l’écriture inclusive, soutien aux indigénistes, l’antiracisme et causes sociales, tout est bon pour rallier des idiots utiles


Créé en 2015, l’association Tabassam, qui signifie Sourire en arabe, prône une stratégie d’alliance avec les diversitaires, comme AJ +, le pendant réseau social et internet d’Al-Jazira, créé en 2017 pour pénétrer la jeunesse digitalisée dans le cadre d’une « convergence des luttes » aux côtés de l’extrême gauche. Tabassam, association 1901 supposément non cultuelle, affiche comme objectif le soutien scolaire, couverture idéale pour faire de l’entrisme dans l’éducation en vue du prosélytisme islamiste. Elle prétend dans ses statuts « diminuer toute forme d’intolérance et de discrimination » et « venir en aide aux plus démunis ». En réalité, elle invite les jeunes à porter le voile islamique et organise des événements pro-voile comme la « journée mondiale du foulard ». Rappelons tout de même que les Frères musulmans, auxquels se réfèrent Tabassam, Sara Zemmahi ou l’EMF, ont comme Guide suprême actuel par intérim, Ibrahim Mounir, également porte-parole des Frères en Europe et président de « l’Organisation Internationale » de la Confrérie. Disciple du père du jihadisme, Saiyd Qutb, Mounir a d’ailleurs menacé la France après l’assassinat de Samuel Paty, puis accusé Macron de « manquer de respect à 2 milliards de musulmans » avant de participer au boycott contre la France et de réaffirmer la suprématie des lois d’Allah sur celles de la République…


Le dessous islamiste de la lutte de l’UE contre le racisme


​Comble de l’éthnomasochisme, entre 2014 et 2019, l’Union européenne a versé 5 422 678 € au European Network Against Racism (ENAR), un réseau dont est membre le Forum des organisations européennes de la jeunesse et des étudiants musulmans-FEMYSO, cité plus haut, et lié à l’EMF. Le FEMYSO soutient Musulmans de France, Young Muslims UK, l’Islamic Foundation, le Milli Görus, ou encore la Muslim Youth Germany (MJD), que Berlin a qualifié de « danger pour la démocratie allemande »… L’ENAR, qui finance les Frères musulmans et le Milli Görüs avec les impôts des Européens, reconnaît a été soutenue financièrement par l’Open Society Foundations de George Soros, par ailleurs grand sponsor de l’extrême gauche antifa en Europe… Mieux, l’UE a accordé entre 2015 et 2020 1,5 millions d’euros au British Muslim Aid, groupe ultra-radical interdit par le gouvernement anglais en 2015 pour ses liens avec l’Islamic Forum of Europe (IFE), l’aile européenne du Jamaat-e-Islami, le parti islamiste le plus radical d’Asie du Sud-Est qui avait tout de même invité Anwar al-Awlaki, un des anciens guides spirituels du groupe Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQAP), à prendre la parole lors de son événement « expoislamia ». Les impôts des Européens ont également financé l’Islamic Human Rights Commission, du Royaume-Uni, qui avait décerné à Charlie Hebdo le prix « Islamophobe de l’année »…

A la une