La stratégie de l’engrenage : infiltration islamiste et dénonciation de l’islamophobie

La pénétration des organisations islamistes en France et en Occident progresse au sein des administrations, des syndicats, des milieux éducatifs, dans les milieux des entreprises et des affaires.



Cette semaine, Alexandre del Valle revient sur la stratégie de pénétration et d'infiltration des organisations islamistes en France et en Occident. Cette stratégie, au départ élaborée par les Frères musulmans, s'observe depuis des années, tant dans les administrations, les syndicats, les milieux éducatifs que dans les milieux des entreprises et des affaires. Retour sur un sujet de société que l'auteur aborde dans un ouvrage qu'il vient de faire paraître, sous la direction de l'économiste Leslie Shaw, L'islamisme à l'assaut des entreprises.


Afin de réaliser les objectifs stratégiques de réislamisation et de désassimilation des musulmans ayant quitté le dar al-islam ou de leurs descendants français - appelés à former une société à part, bénéficiaire de droits exorbitants du droit commun sous couvert de liberté religieuse - les grands pôles de l’islamisme mondial actifs en France et en Occident (wahhabites, salafistes, Frères musulmans, Tabligh, Jamaàt i-Islami, Confréries turques, Milli Görüs) ont pour priorité de compromettre l’intégration des musulmans aux mœurs impies. Pour atteindre cet objectif prioritaire, la stratégie consiste en premier lieu à cibler les lieux d’intégration sociale où les musulmans risqueraient d’être contaminés par les mœurs infidèles comme l’école, l’université, les clubs de sport, les associations culturelles, les institutions publiques et les entreprises. Ces dernières sont en effet une cible privilégiée dans la mesure où elles sont parfois l’un des derniers espaces de socialisation où des personnes de cultures et religions différentes se côtoient chaque jour et où des règles communes de vivre-ensemble peuvent permettre de se structurer et de se socialiser alors que les familles et les associations religieuses d’origine ont souvent entretenu un esprit communautariste.


Pour mobiliser des troupes, ces pôles islamistes ont ainsi élaboré, de manière plus ou moins concertée, une stratégie générale de mobilisation et d’entrisme, un programme commun informel de revendications qui consiste à instrumentaliser les valeurs pluralistes et tolérantes des sociétés d’accueil pourtant clairement combattues par l’idéologie suprémaciste islamiste. Largement inspirées des consignes des organisations comme l’OCI, la Ligue Islamique Mondiale, l’ISESCO et les Frères musulmans, ces revendications sont grosso modo les suivantes :


Multiplication des lieux de cultes et mosquées




Revendications dans les entreprises

  • Demande de jours fériés musulmans officiels : une demi-journée chômée le vendredi dans toutes les entreprises et institutions, notamment le jour du Fitr, qui marque la fin du jeûne du ramadan, et l’Adha, jour du sacrifice au cours du pèlerinage à La Mecque

  • Droit de prier pendant le travail sans retenues de salaire: deux ou trois prières journalières tombant pendant les heures travaillées

  • Introduction de quotas pour les musulmans (discrimination positive) dans l'administration, les médias, les listes électorales, et pour l'embauche de musulmans

Revendications en matière scolaire

  • Introduction de l’enseignement religieux islamique dans le cadre de l’éducation nationale ou d’écoles privées sous contrat

  • Droit de créer des écoles libres islamiques entièrement privées

  • Lutte contre la mixité

  • Demande de dispense de certains cours pour les filles

  • Droit au port du voile

  • Exclusion d'ouvrages offensants envers l'islam

  • Nourritures islamiques (halal) mises à disposition en milieu scolaire

Revendications civiles, politiques et sociétales

  • Généralisation des aumôneries et lieux de prière islamiques dans les lieux publics

  • Plus d’imams dans les prisons

  • Nourritures islamiques (halal) mises à disposition dans les milieux professionnels publics et privés, les prisons et les hôpitaux

  • Reconnaissance des règles islamiques en matière de statut personnel : mariage musulman, répudiation, polygamie, héritage (inéquitable pour les femmes), garde des enfants (qui reviennent au mari en cas de séparation)

  • Cimetières ou carrés musulmans séparés

  • Remise en question de la laïcité des États ou de leur caractère officiel chrétien, au profit d’une laïcité aménagée, réceptive à la charia, via des statuts juridiques exorbitants du droit commun (immunités juridiques et territoriales)

  • Reconnaissance institutionnelle et fiscale de l'islam : les organisations et associations charitables, religieuses musulmanes devraient pouvoir recevoir des dons avec la possibilité de déductions fiscales

  • Introduction de l’aumône légale (Zakat)

  • Création de partis politiques et grands lobbies islamiques visant à défendre les intérêts des communautés musulmanes

La loi française devrait ainsi être mise en concurrence avec la charia pour permettre à la communauté musulmane de régler de façon indépendante la vie de ses membres.

Si certaines de ces revendications ne posent pas de problème majeur à l’aune des libertés fondamentales et du droit légitime à pratiquer sa religion, garantis dans toute société pluraliste (comme les carrés musulmans dans les cimetières ou le droit à la pratique rituelle), d’autres propositions, propres à la nature théocratique de l’islamisme, sont en revanche en opposition totale avec les valeurs fondamentales des démocraties occidentales. Conscients que les valeurs théocratiques issues de la charia qu’ils défendent sont d’essence obscurantiste et suprémaciste (anti-occidentalisme, judéophobie, antichristianisme, infériorité des incroyants, supériorité de la communauté islamique sans frontières) et que certaines de leurs revendications, a priori inacceptables (inégalité des femmes, polygamie, voiles islamiques intégraux) sont vouées à susciter une hostilité naturelle de la part des autochtones sécularisés et des pouvoirs publics, ces pôles de l’islamisme ont opté pour une stratégie du faible au fort: déguiser leurs revendications néo-totalitaires en doléances progressistes et multiculturalistes, voire antiracistes.


Pour parvenir à leurs fins et mobiliser le plus efficacement à la fois les musulmans, au départ plutôt réfractaires à l’islamisme radical, les politiques et les médias, les associations islamistes ont répandu l’idée que les sociétés occidentales persécuteraient les musulmans en leur refusant des accommodements et dérogations communautaires. En vertu de cette stratégie victimaire, ils expliquent que la haine anti-musulmane s’exprimerait en premier lieu par le refus des signes extérieurs religieux (comme le voile islamique ou la consommation de nourriture halal), tant dans les lieux publics que dans les écoles et les entreprises.

Subversion des principes de laïcité, de diversité et d’égalité, et instrumentalisation de l’antiracisme


Toute la stratégie des Frères musulmans et de leurs héritiers-concurrents salafistes consiste à mettre en avant le principe de laïcité républicaine qui, selon eux, implique que la France et les pays démocratiques occidentaux en général ne doivent pas être vus seulement comme chrétiens, mais comme des terres à conquérir, ouvertes au prosélytisme panislamiste et donc neutres, et non plus comme une zone mécréante judéo-chrétienne comme jadis. L’idée apparemment contradictoire consiste à la fois à se plaindre en permanence de l’islamophobie de l’Occident chrétien-sioniste-croisé tout en invoquant le relativisme culturel et la sécularisation de ce même Occident post-chrétien pour y faire progresser l’islamisme au nom de la tolérance qui y règne. Le postulat de départ de cette stratégie subversive est que l’Occident (al-Gharb) n’est plus comme jadis une terre foncièrement hostile où l’islam était prohibé (zone que la tradition islamique nomme le Dar al-Harb, terre de la guerre) car elle est ouverte et tolérante envers les autres cultes, y compris envers l’islamisme radical. Cet Occident pluraliste et multiculturel, qui a renoncé à la suprématie de la religion chrétienne en perte de vitesse serait de ce fait devenu une terre du témoignage (Dar al-Shahada), une zone ouverte où l’islam peut s’étendre sans être discriminé par rapport à d’autres religions, y compris la religion historique majoritaire chrétienne, reléguée d’un point de vue légal au même niveau que les cultes non-chrétiens. Certes, dans leurs doctrines théocratiques, les mouvances islamistes précitées fustigent très souvent les pays mécréants et croisés, tantôt dénoncés comme chrétiens ou athées, mais leurs leaders savent que les lois sécularistes en vigueur en Occident constituent des outils fort utiles pour revendiquer des avantages communautaires au nom de l’égalité de principe entre les différentes confessions.



Un autre angle d’attaque fondé sur le principe de subversion des valeurs libérales-démocratiques consiste à évoquer le principe d’égalité de traitement entre minorités sexuelles et religieuses, comme si les deux étaient sur le même plan et participaient de la même catégorie. Cette stratégie assez efficace et médiatiquement porteuse est actuellement privilégiée par la mouvance des Frères musulmans proche du Groupe Al-Jazira qui a créé à cet effet une structure web très active, AJ+, entièrement axée sur la promotion de l’islamisme au nom de la défense des minorités face à l’intolérance, ceci dans le cadre d’une alliance avec les milieux progressistes et même d’extrême-gauche. Dans son ouvrage Quand la religion s’invite dans l’entreprise, le chercheur Denis Maillard relate le cas d’une employée musulmane pratiquante très engagée dans la promotion de la diversité qui, s'adressant au DRH d’une entreprise de nettoyage, lui lance:

Vous donnez bien aux gays, pourquoi pas à nous ?


Maillard raconte que la conversation a débuté quelques semaines plus tôt lorsque cette femme a sollicité un entretien avec le directeur de la RSE afin de solliciter une subvention pour son association musulmane d’aide aux démunis, sachant que le manager a refusé en invoquant le fait qu'il n’est pas possible de soutenir une association confessionnelle. Afin de contrer ce refus, la femme a cru bon de jouer le registre de la lutte contre la discrimination et l’islamophobie en invoquant le fait que l'entreprise a accordé auparavant des subventions à d'autres associations de femmes ainsi qu’à une association de gays qui aurait même été aidée à faire défiler un char lors de la Gay Pride. Il est clair que présenté ainsi, dans le cadre d’une équivalence toute relativiste et confuse entre causes et appartenances fort différentes, l’argument de la militante musulmane a une force de conviction non négligeable.

Les jours fériés non-chrétiens refusés et le cas épineux du travail pendant le ramadan


Concernant les jours fériés, comme le dimanche, qui demeure le jour férié officiel de la quasi-totalité des pays occidentaux de culture chrétienne (même de ceux qui abritent d’importantes communautés musulmanes : France, Grande Bretagne, Belgique, Italie, Allemagne), ce monopole de la religion chrétienne est opportunément dénoncé par les associations islamistes comme une discrimination envers les musulmans à qui on impose des jours fériés chrétiens alors que les musulmans, plus observant, seraient privés des leurs. Ces associations islamiques dénoncent le fait que les musulmans sont tributaires des accords d'entreprise qui ne leur attribuent que des exceptions dans les meilleurs cas en matière de jours fériés. À cet égard Terra Nova, le think-tank proche du parti socialiste français a été le premier à proposer (2017) que soient accordés d’office deux nouveaux jours fériés aux religions juive et musulmane. On peut retrouver cette proposition dans un rapport de la fondation qui propose la création de deux jours fériés pour les musulmans et les juifs, à la place de deux jours fériés chrétiens, les lundis de Pentecôte et de Pâques.

Pour ce qui est du ramadan, il n’implique pas seulement un problème de demandes de congés, souvent accordés aux employés musulmans désireux de vivre pleinement cette période hors de l’entreprise durant un mois plein de vacances, mais surtout des importantes complications d’aménagement d’horaires, de prières sur place et de sécurité au travail, notamment pour les tâches manuelles très physiques ou à risque d’accident plus fréquents, ceci de surcroît lorsque le ramadan a lieu pendant le printemps et l'été, marqués par des chaleurs intenses et des journées longues. Les musulmans qui n’ont pas pris leurs congés pendant cette période exigent souvent d’arriver et de partir plus tôt, ce qui provoque une désorganisation du travail et du management. La responsabilité des dirigeants, managers et chefs de chantiers ou d’équipe est considérable selon le nombre de personnes concernées, les horaires de chacun, la nécessité de servir les clients et les risques physiques (fatigue, syncopes, chutes, épuisement, accidents de la route) liés à la fatigue des employés ayant participé aux repas festifs du ramadan durant la nuit et manquant de sommeil.

On sait d’ailleurs que dans les cas où les aménagements d’horaires exigés ou demandés sont refusés, les musulmans adeptes du ramadan jeûnent quand même au risque de sombrer dans la fatigue. De ce fait, les erreurs et risques liés à une sous-alimentation doublée d’un manque de sommeil sont accrus. Dans son ouvrage Allah a-t-il sa place dans l'entreprise?, l’experte des questions de radicalisation islamiste, Dounia Bouzar, relate le cas d’une usine, dans laquelle les pratiquants musulmans feraient littéralement la loi, en imposant par exemple l’arrêt des machines au moment de la rupture du jeûne du ramadan, et en imposant un appel à la prière dans certains ateliers. Bouzar précise qu’il n’est pas possible de s’appuyer juridiquement sur le seul principe de laïcité pour contrer ce type de dérive en entreprise privée dans la mesure où il ne s'applique avec force de loi de façon pleine qu'au sein du secteur public, ce qui rend difficile l'interdiction du port du foulard dans un back-office ou de la prière pendant une pause. Il est par contre possible d’agir en cas "d'atteinte objective la bonne marche de l'entreprise ou aux règles d'hygiène et de sécurité", précise l'avocate Anne Quentier.

Les attentats djihadistes survenus le 7 janvier 2015 (Charlie Hebdo et Hyper Cacher de la porte de Vincennes) et le 13 novembre 2015 (salle de concert du Bataclan à Paris) attribués pour la premier à des cellules d’Al-Qaïda et pour le second à Daesh, ont exacerbé la prise de conscience de la menace islamiste, pas seulement en tant que risque sécuritaire terroriste mais aussi en tant que phénomène idéologique et sectaire subversif qui progresse au sein de la société, notamment au sein des entreprises publiques ou privées, des quartiers, des écoles et des prisons. Depuis lors, la parole semble s’être libérée, de sorte que ce qui demeurait jusqu’alors confiné à l’intérieur des murs de l'entreprise sort désormais sur la place publique.

Dans son ouvrage précité, Denis Maillard dresse un constat de progression de la radicalisation islamique en entreprise :


La poussée de l’islamisme en France touche à la fois le domaine de la sécurité intérieure et celle de la sphère économique, à commencer par les entreprises et certains services publics. L’action des fondamentalistes se développe en trois étapes : le prosélytisme religieux, la prise de contrôle de la communauté musulmane dans l’entreprise et la remise en question de ses règles de fonctionnement pour imposer les valeurs islamiques (…) La grande distribution, mais aussi les secteurs de la sécurité et du transport sont les plus concernés. L’activisme des islamistes radicaux représente un nouveau risque de nature sectaire qui peut menacer l’intégrité de l’entreprise. En parallèle, certains acteurs économiques sont victimes de la multiplication de pratiques criminelles ayant pour but d’alimenter la cause du djihad.

Une étude antérieure publiée fin 2010 par Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), intitulée La poussée islamiste dans les entreprises, dévoile les manœuvres instaurées par les associations islamistes pour infiltrer les entreprises françaises de la grande distribution, ainsi que celles liées aux transports, les sociétés de sécurité et les syndicats. Le rapport dresse tout d’abord une analyse territoriale du phénomène qui reste essentiellement concentré dans les banlieues des grandes agglomérations où l’islamisation radicale s’observe au sein des populations immigrées islamiques ou issues de l’immigration musulmane, et là où des pratiques communautaristes croissantes entrent en contradiction avec les institutions républicaines laïques en vigueur. Le rapport souligne le fait que l’islamisme radical axe une grande part de son action d’entrisme au sein des entreprises selon deux principales voies: le prosélytisme militant et contestataire puis le développement de trafics susceptibles d’alimenter la cause du djihad. Cité dans le rapport, l’ancien directeur des renseignements généraux Yves Bertrand, affirme que :

Le monde du travail est désormais visé, avec, comme cibles, certaines catégories de personnel. Il s’agit évidemment des plus modestes, comme les caissières, les manutentionnaires ou les chauffeurs livreurs.

Les activistes et associations islamistes étudiés formulent dans un premier temps des requêtes apparemment anodines et légitimes, souvent acceptées, et donc perçues par les activistes islamistes comme un pied dans la porte. Ensuite, dans le cas où elles ne suscitent pas de rejet frontal de la part de la direction et des autres salariés, ils passent alors à des actions et requêtes plus pressantes par le biais de pressions grandissantes et progressives.

Le Code du travail à l'épreuve des revendications de voiles islamiques et d’alimentations halal


En octobre 2010, en France, une seconde loi (après celle de 2004 sur les signes ostentatoires religieux) a été adoptée pour prohiber la burqa notamment. Rappelons que 2010 est aussi l’année de l'affaire de la crèche Baby Loup qui fit la une de l’actualité et posa le problème des employées de crèches voilées ou mères de famille et aides familiales voilées allant chercher les enfants à l’école. La question posée aux législateurs français et européens était celle de la compatibilité du voile islamique avec des missions de services publics ou para-publics. Denis Maillard rappelle que le fait d’exiger qu’une salariée retire son voile, qui paraît évident pour nombre de français attachés à une laïcité exigeante et républicaine, est bien plus difficile à faire aboutir en milieu professionnel privé que dans l’administration publique, et même dans un pays comme la France que les islamistes et autres intégristes religieux fustigent comme étant laïciste. Les risques sont à la fois les troubles au sein du travail, comme on en voit souvent dans les milieux hospitaliers ou les lycées, ainsi que d’éventuelles rebellions et surtout des procès liés au licenciement dans lesquels les associations islamistes qui se portent partie civile pour secourir les femmes voilées victimes de discrimination islamophobe vont pouvoir parfois gagner en dernière instance et donc fragiliser l’entreprise. La stratégie de ces organisations, en premier lieu celle du Collectif Contre l'Islamophobie en France, consiste à systématiquement attaquer les entreprises à tous les degrés d’instances jusqu’à la plus clémente qui est la Cour Européenne des Droits de l’Homme, l’idée étant d’obtenir une jurisprudence favorable aux employés musulmans, ce qui est déjà le cas lorsque les femmes voilées licenciées n’ont pas de contact direct avec le public et lorsqu’une charte d’entreprise ne pose pas clairement les règles du jeu dès l’embauche. Le CCIF axe l’ensemble de son action dans la lutte contre l’islamophobie : campagnes médiatiques sur les réseaux sociaux, recensements des actes islamophobes sur la base des dépôts de plaintes et de signalements informels. Le CCIF est redouté par nombre d’entreprises car il développe une importante mission d'information et d'assistance juridique auprès des victimes supposées de l’islamophobie.


Les plaintes contre les personnes, institutions ou entreprises "islamophobes" sont devenues une vraie mode et participent surtout d’une vraie stratégie à la fois victimaire et de harcèlement judiciaire visant à intimider et à créer un climat d’auto-censure. Ces formes de harcèlement judiciaire touchent tous les secteurs, y compris les entreprises touristiques, centres de vacances, domaines de plages. En France, pays de tradition bien plus strictement laïque que la plupart des autres pays occidentaux, nombre de baigneurs et plagistes choqués par la recrudescence des modes vestimentaires islamistes radicales (burqa, burkini) jusque sur les plages, ont commencé à déposer des plaintes écrites contre des institutions touristiques jugées laxistes (y compris plaintes sur TripAdvisor). En réaction, les associations islamistes et communautaristes qui adhèrent à la vision victimaire et paranoïde du CCIF précitée ont exigé, épaulés souvent en cela par des alliés de circonstances ethno-différentialistes ou néo-anti-racistes, que soit respectée le droit des musulmanes à se vêtir comme elles veulent en les appelant à réagir à une forme de discrimination et de stigmatisation qualifiées d’islamophobe, laïcarde ou néo-coloniale. Dans nombre d’autres pays occidentaux moins laïcistes, la France a d’ailleurs été montrée du doigt comme étant un pays islamophobe, mais aussi parfois saluée comme un pays à la pointe du combat pour la laïcité.

La grande distribution et la sécurité, cibles privilégiées de l’entrisme islamiste


D’après les études précitées du CF2R notamment, le secteur de la grande distribution serait aujourd’hui le plus concerné par l’infiltration islamiste (tenues vestimentaires traditionnelles, prières dans les magasins, utilisation de l’arabe lors des dialogues entre individus, tentatives de conversions directes), encore plus que le bâtiment ou la restauration, pour les raisons évoquées et à cause de leurs emplacements fréquents proches des cités et zones d’immigration. Placés souvent en zone périurbaine ou industrielle, nombre de super et hypermarchés (mais aussi supérettes en ville) sont des lieux de travail privilégiés de l’action islamiste, sachant que ceux-ci constituent avec la restauration, l’hôtellerie, le gardiennage et le bâtiment, des secteurs d’emploi particulièrement ouverts à la diversité et donc entre autres à une main-d’œuvre d’origine immigrée réislamisée, issue des quartiers difficiles. Le faible niveau de qualification demandé pour les tâches de caissiers, employés de rayons, ouvriers du bâtiment, chauffeurs, serveurs, puis les phénomènes d’exclusion qui peuvent contribuer à sous-employer des personnes qualifiées issues de ces minorités, expliquent ces destinations professionnelles.


Plus que la moyenne française dite de souche, les jeunes diplômés issus de l’immigration qui ont du mal à trouver des débouchés sont, en effet, souvent orientés par dépit vers des postes de caissiers en hypermarché ou autres emplois dévalorisés. La frustration qui en découle fait d’eux des cibles privilégiées du prosélytisme islamiste qui se nourrit justement du ressentiment et du victimisme, entretenu parfois jusqu’à la paranoïa. Quant aux beurettes employées massivement dans les grandes et moyennes surfaces, elles constituent une cible privilégiée des prosélytes islamistes qui ont beau jeu de présenter les musulmanes pudiques en victimes de l’’islamophobie lorsque des ports de voiles sont refusés. On peut citer également une tendance récente qui alimente ce phénomène, celui de la mode croissante des nourritures halal et des boycotts ou tentatives d’interdiction de produits alimentaires haram (non-halal) présents en rayon, comme le porc, l’alcool ou autres produits illicites, domaines où les associations comme AVS (prestataire de service dans le domaine de la certification halal) ou d’autres mouvances islamistes subversives sont très actives et efficaces en termes de propagande et d’entrisme. AVS est devenu un prestataire de services privilégié des supermarchés Auchan et Leclerc, alors que cette association dédiée au contrôle de l’abattage rituel est notoirement liée aux Frères musulmans.


Contrairement à la RATP et nombre d’autres grandes enseignes françaises qui combattent, du moins officiellement, l’entrisme religieux dans l’entreprise et ne tolèrent pas les signes ostentatoires comme le voile islamique, notamment pour les personnes en contact avec les clients, l'entreprise suédoise IKEA, qui adhère à un modèle plus relativiste de sécularisme tolérant et communautariste à l’anglo-saxonne, a opté pour la pleine liberté religieuse face au principe de neutralité, mis de côté. Ainsi, ses vendeuses sont autorisées à porter le voile dans la plupart des magasins d’IKEA, notamment en dehors de France, même en Belgique, pays assez laïc mais de tradition concordataire comme l’Allemagne. Tous les salariés d'IKEA (pas seulement musulmans mais de toutes religions) peuvent ainsi afficher des signes religieux distinctifs, même ostentatoires au sens de la loi française, dès lors que le visage des femmes voilées ou autres porteurs de turbans sont identifiables et faisant partie de l'entreprise grâce à un badge et un uniforme reconnaissables, et dès lors que les règles de sécurité et d'hygiène sont respectées, l’identité de chacun étant préservée.


Depuis des années, les sociétés de sécurité sont également touchées par le phénomène islamiste pour des raisons similaires à celles évoquées plus haut, mais aussi parce que le fait de recruter des personnes de confession musulmane est souvent un moyen d’apaiser les populations d’origine extra-européenne et de confession musulmane présentes dans certaines zones péri-urbaines problématiques. Ainsi, une forme de discrimination positive à la française - certes non officielle contrairement aux pays anglo-saxons - obligerait de facto sinon de jure les entreprises de sécurité à recruter prioritairement des individus issus de ces minorités afin que leurs agents de sécurité ne se fassent pas taxer de racisme ou d’islamophobie lors de contrôles et interpellations hautement sismiques dans certains quartiers chauds où seul le référent identitaire islamique peut calmer les esprits. Ceci explique pourquoi nombre de sociétés de gardiennage sont noyautées par des islamistes radicaux. Dans ce secteur, scruté depuis les attentats de 2015, "le risque d'infiltration par de futurs terroristes est pris très au sérieux" confirme Michel Mathieu, président de Securitas France. Fin novembre 2015, son entreprise a ainsi donné ordre aux managers de vérifier si leurs agents étaient toujours habilités à exercer leur métier. Toutefois, sachant que l'autorisation préfectorale à laquelle les agents de sécurité privée sont soumis n'est renouvelée que tous les cinq ans, la période écoulée entre deux autorisations est assez longue pour que des islamistes aient le temps de fanatiser des personnes-cibles. A cet égard, le PDG d'Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, a récemment confirmé que 70 agents d'Orly et de Roissy (sur les 85 000 salariés travaillant dans les zones sécurisées) se sont vus retirer leur badge depuis les attentats de novembre, et cela pour "des comportements inquiétants."

De la micro-criminalité au financement du terrorisme islamiste


Parallèlement à la subversion légale et à l’entrisme discret, la multiplication des activités criminelles dans des entreprises également infiltrées par des bandes ethniques aux logiques claniques ou par des personnes issues de cités problématiques persuadées que l’intégration est un leurre, peuvent mettre leurs activités de vol ou de fraude au service du financement de groupes terroristes de troisième génération dont la particularité est de provenir de quartiers sensibles (menace endogène) où la solidarité ethno-religieuse prime sur les règles du droit et du travail. Cette contribution au financement du djihad est certes souvent ponctuelle et indirecte, comme l’a prétendu par exemple le logeur des terroristes du Bataclan, Jawad Abaoud. De ce point de vue, nombre d’études ont mis en évidence la vulnérabilité des ports, aéroports et gares, où les occasions de trafics croisent les opportunités de frapper des cibles massives, de sorte que leur sécurisation croissante est de plus en plus compliquée à mesure de l’accroissement du nombre d’employés touchés par l’islam radical.


Les centres commerciaux et les entreprises de transport, notamment celles convoyant des matières dangereuses, sont aujourd’hui les principales priorités des services de sécurité, mais toute entreprise peut être concernée, comme l’avertit le rapport d’Eric Dénécé précité:


Il ne faut pas écarter l’hypothèse d’un attentat à l’explosif ou à l’aide de substances chimiques dans un hypermarché ou sa galerie marchande, notamment à l’occasion d’animations commerciales majeures.

Prenons ici le cas d’un autre lieu sensible et hautement stratégique comme les aéroports. Concernant celui de Nice, le plus fréquenté en France après la région parisienne, on se souvient qu’au début de l’année 2014, (au moment de ascension de l’organisation DAESH), le préfet des Alpes-Maritimes avait dû retirer l'habilitation d'un bagagiste à travailler dans la zone réservée du site lorsque la hiérarchie de l’aéroport avait détecté un signal faible indiquant que le jeune employé musulman refusait de faire la bise aux femmes, déclarait vouloir "appliquer les règles strictes de l'islam" et "ne montrait pas de répulsion concernant les actions terroristes commises en France." Cet exemple a été développé dans une enquête de la Direction départementale des renseignements intérieurs. Toutefois, conformément au schéma stratégique victimaire décrit précédemment, le salarié, par ailleurs délégué syndical, réagit en fustigeant les "dénonciations calomnieuses" et l’islamophobie de ses supérieurs et des autorités françaises. Il saisit d’ailleurs le tribunal administratif qui finit par lui donner raison et il réussit même ensuite à réintégrer son poste. Cette affaire a montré la difficulté que rencontrent les entreprises lorsqu’elles tentent de faire face aux comportements radicaux islamistes.

Le volet sécuritaire et terroriste : fichés S et repérages en amont des personnalités potentiellement dangereuses


La RATP, touchée par une forte progression des revendications islamistes et de conduites communautaristes, est aujourd’hui l'une des entreprises qui emploie le plus de radicalisés islamistes fichés S, lesquels constituent un vivier de recrutement majeur pour les groupes djihadistes. Ceci démontre la porosité entre les phénomènes de la pratique ultra-rigoriste de l’islam et de la radicalisation terroriste. Comment connaître les profils et même l’existence des personnes fichés S présentes au sein des entreprises ? Telle est l’une des questions récurrentes posées par les patrons et responsables DRH de nombreuses entreprises, notamment depuis les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan (2015) et de Nice (2016) qui ont fait prendre conscience du danger majeur représenté par la libre circulation de camions de nombreuses entreprises de transport dont les véhicules sont à disposition de personnalités radicalisées et qui ne leur seraient pas confiés par l’entreprise ou l’agence de location si les profils des fichiers S étaient plus faciles d’accès.


Comment donc détecter les signes avant-coureurs susceptibles de détecter la radicalisation d'un salarié? Certes, le fait de porter un voile islamique, un turban ou une barbe confessionnelle, qui relèvent de la liberté religieuse, ne trahit pas forcément une appartenance à un groupe terroriste, d’autant que le terroriste sur le point de passer à l’acte est en général préparé pour dissimuler au maximum ces signes afin de tromper le mécréant. Toutefois, la pratique ultra-rigoriste de cette religion qui ne connaît pas la frontière entre spirituel et temporel peut être un des signes avant-coureurs d’une radicalisation violente ultérieure. Toujours est-il que les entreprises aimeraient être plus informées par les autorités de la présence de fichés S en leur sein.


La priorité pour les entreprises désireuses de mettre en œuvre une stratégie de prévention est, par conséquent, l’accès aux informations des personnes fichées S. Toutefois, en dehors du secteur de la défense où les procédures d’habilitations préalables à l’emploi sont automatiques, rien n'est aujourd’hui prévu officiellement dans les entreprises privées et publiques communes "même si cela se fait parfois de façon informelle", reconnaît Alain Juillet, ancien président du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises et ancien patron de la DGSE et du SGDN. Afin de remédier à cette carence, le mouvement patronal Ethic, dirigé par Sophie de Menton, réclame depuis 2015 que les données stratégiques (fichiers S ou CRPRT) relatives aux profils à risque soient communiquées par les services de l’État compétents aux entreprises. Toutefois, même si cette requête venait un jour à être satisfaite, les employeurs resteraient tenus par la logique légale très procédurale et protectrice (pour l’employé) du Code du travail, lequel ne permet pas de licencier un individu en raison d’un signalement de fichier S, car le fait de figurer sur ce fichier n’est pas en soi une preuve de délit mais une simple information qui ne permet pas de poursuite. Il conviendrait, par conséquent, d’inventer un "droit du travail de l'Etat d'urgence", comme l’a proposé Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l'Association nationale des DRH.


En cas de menace pour la sécurité dans une entreprise, l'autorité publique pourrait demander elle-même le départ du salarié en cause. L'employeur n'aurait pas de risque juridique, car les recours éventuels se feraient d'abord contre l'État.


Le MEDEF travaille également avec le ministère de l'Intérieur à la mise en place d'un lien entre les MEDEF territoriaux et la police :

Les entreprises sauront en amont à qui s'adresser. Car l'idée serait aussi d'aider les dirigeants à détecter les signes de radicalisation : refus de travailler avec une femme, changement d'habitudes alimentaires, discours complotiste.

L’importance du règlement intérieur ou charte d’entreprise et de l’employé


À la lumière des décisions de la CEJU précitée ainsi que des lois précitées de 2004 et 2010 relatives aux signes religieux ostentatoires, la solution résiderait en grande partie, pour ce qui est de la lutte contre la radicalisation confessionnelle en entreprises de type non-terroriste, à fixer des limites claires, afin de prévenir le noyautage des syndicats et le prosélytisme subversif. Dans l’entreprise de recyclage des déchets Paprec (4 000 salariés), une charte de la laïcité interdit tout signe religieux ostentatoire. D’après son président, Jean-Luc Petithuguenin, ceci constituerait une façon "d'ouvrir le débat, car il faudrait étendre la laïcité aux entreprises." En fait, ce raisonnement entier, pour ne pas dire militant, ne tiendrait pas devant la Cour européenne des droits de l'homme dont les décisions limitent très strictement l’interdiction des signes religieux en entreprises à des cas très précis de personnes exposées au public. Toutefois, cette même Cour a parfois validé dans des décisions de limitation, dès lors qu’existe dans l’entreprise un règlement intérieur ou charte internes, qui engagent employeurs et employés sur une règle du jeu fixée par avance et connue de chaque partie. Le refus de saluer les femmes peut, par exemple, être légalement sanctionné au titre de la non-discrimination entre hommes et femmes, mais toute la difficulté est de prouver cette discrimination ainsi que l’acte de refus lui-même, sachant que l’une des caractéristiques des radicalisés subversifs islamistes est leur propension à pratiquer la ruse de guerre et la taqiya en vertu de laquelle ils peuvent mentir, dissimuler des vérités aux mécréants perçus comme des ennemis. D’où le fait que les employés islamistes en conflit invoquent très rarement un motif religieux dans ce genre de situation conflictuelle. L’employé refusant de serrer la main à un collègue pourra, par exemple, affirmer qu'il est timide, souligne Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit à la Sorbonne.


Faute d'un cadre juridique clair, les DRH des différentes entreprises ont par conséquent le plus grand mal à répondre à la montée de l’islamisme radical susceptible de mettre en danger les collectifs de travail. Muter les salariés placés à des postes névralgiques ou au contact des clients en les plaçant à des postes discrets a souvent été la solution privilégiée en l’absence de possibilité de licencier. Toutefois, pareille solution ne semble plus être suffisante, d’où la multiplication des guides sur le fait religieux destinés à accompagner les cadres DRH des entreprises. L'Observatoire de la laïcité, le Medef, l'Association française des managers de la diversité, et des grands groupes, en ont publié plusieurs.


En novembre 2016, le gouvernement de François Hollande a également émis son propre guide pratique pour aider les DRH des entreprises publiques, privées et même des organisations syndicales à répondre aux revendications religieuses. Ce document vise à "apporter des réponses à des cas concrets, tout en suggérant les attitudes permettant de favoriser la recherche de solutions consensuelles." Des questions comme le fait d’adapter les horaires de travail à son entreprise en fonction des pratiques religieuses y sont traitées. Sont évoqués aussi les exemples de salariés refusant de travailler le vendredi soir ou encore du ramadan, le guide précisant que "l’organisation du temps relève du pouvoir de direction de l'employeur, qui peut aménager les horaires en fonction des contraintes des salariés, mais la loi ne l'y oblige pas." Le guide rassemble la jurisprudence existante et ne crée pas de nouvelles normes, sachant qu’en France, pays laïc dans un sens assez stricte, dans une entreprise privée, un salarié peut exprimer ses convictions religieuses à condition de ne pas nuire à sa santé, sa sécurité ou au bon fonctionnement de l’entreprise. Concernant la radicalisation en général, il existe aussi à la disposition des particuliers et des entreprises un Guide interministériel de prévention de la radicalisation consultable gratuitement sur internet.


Au niveau européen, une décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a étudié avec attention le cas de Micropole Univers, une entreprise en conseil informatique qui a licencié en 2009 une ingénieure d'études refusant d'ôter son foulard chez un client précis qui le lui demandait. La salariée qui a attaqué la décision de Micropole perdit aux Prud'hommes et en Cour d'appel, ce qui fit remonter l’affaire à la Cour de cassation, puis à la CJUE dont l’avocate générale a déploré une "discrimination." Il ressort tout de même de la réponse donnée le 14 mars 2017 par la CJUE que si un règlement intérieur de l’entreprise prévoit l’interdiction pour les salariés de porter sur le lieu du travail des signes visibles de leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses, sans toutefois cibler une confession en particulier, le licenciement de la personne est légitime dès lors que le licenciement est "objectivement justifié par un objectif légitime tel que la poursuite par l’employeur, dans ses relations avec ses clients, d’une politique de neutralité."

Traitement de l’islamisme comme un phénomène sectaire et non comme une simple question de liberté religieuse


Il ressort de ces différentes études et cas que la radicalisation islamiste en entreprise et la stratégie d’entrisme des organisations islamistes ne relèvent pas de la simple question confessionnelle mais d’un phénomène subversif comparable à celui des mouvances totalitaires ou des sectes qui fanatisent des personnes et les poussent à se couper du reste de la société vu comme hostile, en l’occurrence "mécréant" ou "apostat." Le phénomène de la fanatisation islamiste constitue par conséquent une atteinte au discernement individuel et donc une menace pour la collectivité et le vivre-ensemble, dont l’entreprise est un creuset avec l’école, l’armée ou les collectivités publiques. Dans son rapport précité, Eric Denécé et ses collaborateurs du centre CF2R estiment que l’islamisme radical "présente toutes les caractéristiques des dangers propres aux sociétés fermées à caractère prosélyte voulant imposer leurs règles au détriment des lois et coutumes ambiantes." De ce point de vue, l’islamisme menace l’intégrité de l’entreprise et pourrait être traité de la même manière que les sectes répertoriées et surveillées comme telles par les organismes compétents, dont la Direction générale de la sécurité intérieure et la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.


"L’islamisme à la conquête des Entreprises"

Alexandre del Valle et Leslie J. Shaw

Editions Valensin/David Reinarc, 2021.

A retrouver à cette adresse : cliquez ICI




A la une