La dérive multiconflictuelle des sociétés multiculturelles : de l’impunité du néo-racisme exotique…

Pour notre chroniqueur Alexandre del Valle, la montée des violences physiques en constante progression depuis les années 2000 est en partie le fruit d’un “néo-racisme exotique” totalement décomplexé et principalement tourné contre les autochtones judéo-chrétiens ou autres “mécréants” asiatiques, dont la victimologie n’est pas homologuée, car seul le racisme contre des musulmans et des Noirs africains imputable aux “Blancs” est reconnu comme tel par les professionnels de l’antiracisme...






La haine ethno-religieuse anti-occidentale est devenue le lot quotidien de nombreux autochtones blancs qui, selon les chiffres de France Stratégie, ont trois fois plus de risques de se faire agresser physiquement par des « non-Européens » que l’inverse. La récente menace de mort dont a été victime Éric Zemmour en pleine rue à Paris (« Sur le Coran de la Mecque je vais te fumer »), et les régulières agressions au couteau survenues chaque semaine dans le pays, souvent du fait de migrants clandestins, de faux réfugiés politiques ou de bandes de “jeunes” déresponsabilisés par une folle culture de l’excuse et de l’antiracisme à géométrie variable, ne sont que des exemples parmi des milliers d’autres, avec les attentats djihadistes réguliers, d’une descente aux enfers de la France dans la violence intercommunautaire, en grande majorité imputable à des “jeunes” issus de l’immigration arabo-africaine, et qui vise désormais autant les Asiatiques que les Blancs honnis.


120 agressions au couteau par jour en France


D’après une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), on dénombre chaque jour en France 120 agressions au couteau, très souvent gratuites, pour un regard, une cigarette. Ainsi, d’après un récent sondage l’Ifop, 70 % des Français trouvent justifié le terme « d’ensauvagement » pour qualifier l’évolution d’une violence de plus en plus ethno-clanique et civilisationnelle tournée contre le non-musulman, le juif, le Gaulois ou l’Asiatique.


D’après les statistiques issues de la base des crimes et délits enregistrées par la police et la gendarmerie et les rapports annuels du SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure), la progression des violences physiques hors ménage est en hausse constante : en 2018, 693 000 personnes affirmaient avoir été victime d’attaques violentes, soit 13 % de plus qu’en 2016. En décembre 2020, le rapport annuel SSMSI sur les violences dans les transports en commun en 2019 a démontré que la moitié est le fait de personnes de nationalité étrangère.


Une étude du ministère de l’Intérieur sur les viols commis à Paris montre que les violences sexuelles ont augmenté de 12,5 % entre 2014 et 2019 et que 52 % des mis en cause sont étrangers. Un pourcentage qui n’inclut pas les nombreux jeunes issus de l’immigration de nationalité française et binationaux.

D’une manière générale, le profil des victimes est très majoritairement de nationalité française, d’origine européenne ou asiatique. En Île-de-France, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 64 % des victimes de vols sans violence, 68 % des victimes de vols violents, 79 % des victimes de coups et blessures, et 87 % des victimes d’agression sexuelles.


Ailleurs sur le territoire, le phénomène est plus prononcé encore : pour les mêmes catégories, entre 82 et 95 % des victimes sont françaises. Cette dimension ethno-religieuse et clanique tournée contre les autochtones est un phénomène géopolitique assez inédit qui dénote la dimension insurrectionnelle et civilisationnelle des violences. Une réalité qui a poussé récemment le pourtant modéré Xavier Bertrand à évoquer un « risque de guerre civile », thème qui est évoqué depuis des années en off par des analystes des ministères de l’Intérieur et des Armées, dont les services d’élites planchent même sur des scénarios de conflits interurbains.


Autre tendance lourde qui confirme ce même phénomène insurrectionnel et ethno-civilisationnel, dont les attaques jihadistes spontanées sont aussi une composante, les violences envers les représentants de l’État sont en constante augmentation, décomplexées et portées par une culture de la haine envers tout ce qui porte un uniforme. D’après l’ONDRP, plus de vingt mille policiers et gendarmes ont été blessés en 2018, niveau le plus élevé depuis 2009, et celles contre les pompiers ont augmenté de 200 % en dix ans!


La dimension civilisationnelle et ethno-religieuse des nouvelles formes de violence physique


Selon une enquête d’Ifop-Fiducial, 47 % de personnes interrogées estiment que le racisme anti-blanc est une réalité en France. Mais il n’a jamais été homologué, comme l’a illustré la relaxe du rappeur Nick Conrad, auteur d’un clip ignoble appelant à « tuer les bébés blancs »… Il est vrai que le “Blanc” ayant “la couleur d’Adolf Hitler”, il ne peut jamais être une “vraie“ victime et son bourreau jamais un vrai coupable…

C’est ainsi que dans l’émission « Quotidien » animée par Yann Barthès, Nell Irvin Painter, écrivaine noire américaine et auteur d’une Histoire des Blancs, a pu déclarer sans que cela ne choque « Le Blanc est stupide, il ment, il est corrompu, il harcèle les femmes », au terme d’une description de Donald Trump.


Il est vrai que depuis Malcom X et Elijah Muhammad, héros du suprémacisme-black-muslim (mouvement The Nation of Islam, proche des BLM), les Blancs sont présentés de façon toujours plus officielle, au nom de la “cancel culture-woke”, comme des « démons », une vision qui n’a jamais choqué les “antiracistes” d’extrême gauche qui vénèrent Elijah et Malcom X. Le racisme anti-Blancs est pourtant un fait indéniable, comme l’a démontré le sociologue Tarik Yildiz, qui en a dressé en 2010 une cartographie dans les banlieues françaises et qui conclut que les Français de souche « subissent un racisme anti-Blancs si permanent dans certains quartiers qu’ils sont obligés de déménager. Ne pas entendre ceux qui souffrent, c’est prendre le risque de l’engrenage et les jeter dans les bras des partis extrémistes ».


Yildiz affirme même qu’il existe des « ratonnades anti-Blancs » et que les Gaulois sont les cibles « d’insultes raciales anti-blanches » quotidiennes, souvent niées par ses collègues sociologues woke dont le postulat est que le seul “vrai racisme” n’est pas le fait des violences ethniques précitées, mais du racisme “systémique” des États occidentaux contrôlés par des “Blancs majoritaires”. Les violences raciales anti-blanches ou même anti-asiatiques ne seraient en fait que les “réactions” des plus démunis que sont les Arabo-africains.

Cette vision ubuesque, également portée par ceux qui dénoncent « l’islamophobie structurelle » de l’État républicain, explique pourquoi les violences anti-Asiatiques imputables à des “jeunes” maghrébins et sahéliens ne sont jamais dénoncées par les antiracistes “officiels” qui y voient une revanche des “exclus” face aux oppresseurs-employeurs et autres “collabos” des autorités autochtones. Or les Asiatiques en général sont souvent caricaturés comme des “riches”, commerçants usuriers, des “faillots” des autochtones coupables de prendre systématiquement des prénoms français et vécus comme sournois et exploiteurs-capitalistes.

C’est ainsi que le 28 octobre 2020, dans un contexte de covid, l’ampleur de ce néo-racisme asiatophobe décomplexé qui se traduit par des violences systématiques contre des Asiatiques dans les transports et certains quartiers (Belleville, 10-18-20e, etc.), a été mis à jour sur les réseaux sociaux avec le terrifiant « appel de renois (Noirs) et rebeus (Arabes) contre les Chinois » dont cet extrait relève d’un terrifiant fascisme exotique : « Hitler aurait dû tuer les Chinois pas les juifs », « J’appelle tous les renois et rebeus de France à agresser chaque Chinois qu’ils croiseront dans la rue ».


D’autres clichés plus religieux accusent les Asiatiques pris comme un bloc d’êtres solidaires du génocide des musulmans ouïgours perpétré par le pouvoir chinois, donc “islamophobes” comme les Occidentaux-croisés. Le porte-parole du comité franco-asiatique francilien “Sécurité pour Tous”, Sun-Lay Tan, déplore même que « la motivation de taper des Chinois fait partie d’un rituel pour entrer dans une bande dans certains quartiers ».

Outre ce racisme-là, une troisième forme de haine ethnique n’est jamais dénoncée par les antiracistes de profession : le racisme arabo-maghrébin anti-Noirs. Le 31 mai dernier, les médias ont ainsi fait la une sur la négrophobie décomplexée d’un Maghrébin, qui a agressé un livreur de couleur d’Uber Eats et hurlé « Espèce de sale Noir (sic) », « Je suis Algérien, je te nique ta mère (sic) », avant de rappeler que ses ancêtres pratiquaient la traite négrière… Un fait courant dans les banlieues, ou dans des pays arabes, où les Noirs, surtout non-musulmans, sont qualifiés de Khal/Kahlouche ou Aabd (esclaves) par des générations éduquées dans le triple mépris civilisationnel, ethnique et religieux des Noirs, des chrétiens et des juifs “sionistes”.

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