"Islamo-gauchisme"/"islamosphère" l'alliance anti-occidentale qui fait le lit des Frères musulmans

L’expression « islamo-gauchistes », bien qu’étant fortement polémique, n’en désigne par moins une réalité indéniable : celle d’une alliance entre des forces islamistes subversives et des intellectuels, journalistes, militants ou responsables politiques qui refusent de dénoncer l’islamisme radical sous prétexte de ne pas « stigmatiser l’Islam », en réalité parce que ce dernier est perçu comme un allié face aux ennemis communs : l’Occident judéo-chrétien, le sionisme, les Etats-Unis, le nationalisme, les démocraties libérales.


Contrairement à ce qu'ont affirmé des centaines de chercheurs et enseignants d'extrême-gauche qui ont lancé récemment une pétition dans Le monde exigeant la démission de la Ministre Frédérique Vidal qui a dénoncé une "gangrène pour la société et l'université", l'islamo-gauchisme n'est pas une "invention" de l'extrême-droite islamophobe". Il s'agit d'une réalité devenue hégémonique dans les milieux universitaires qui a été désignée ainsi par le philosophe et ex-Directeur de recherche du CNRS, Pierre André Taguieff, spécialiste de l'antisémitisme et de l'extrême-droite, donc impossible dà ranger dans cette case infâmante. Dans son ouvrage La Nouvelle Judéophobie, paru en 2000 dans un contexte de nouvelle Intifada et d'agressions de juifs "sionistes" par des arabo-musulmans des banlieues soutenus par des militants d'extrême-gauche, Taguieff déplorait le fait « qu’un certain tiers-mondisme gauchiste se retrouvait côte à côte dans les mobilisations pro-palestiniennes notamment, avec divers courants islamistes". En 2016, dans L'Islamisme et nous, Taguieff confirmait son diagnostic, hélas ignoré entre temps par tous les gouvernements de droite comme de gauche. Il voyait ainsi dans la tenue de « réunions non-mixtes » et du camp d’été décolonial » des Indigènes de la République (Reims, août 2016) « interdit aux Européens » la confirmation que « l'antiracisme est mis au service de l'islamisme et de l'islamo-gauchisme, ou instrumentalisé pour la défense de causes ethnicisées ». Utilisée également par des militants laïques de l’UFAL et de la feuille web Respublica, l’expression fut largement reprise par Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Jacques Julliard, Élisabeth Badinter, Pascal Bruckner, ou encore Bernard-Henri Lévy. On est assez loin du "fascisme" islamophobe... De son côté, l’éditorialiste Franz-Olivier Giesbert, grand pourfendeur comme Taguieff de tous les totalitarismes, déplore une « collaboration d’une partie de la gauche avec l'islamo-fascisme, donnant naissance à un islamo-gauchisme qui ‘a des relais partout’ et qui est — lié à la « décomposition intellectuelle d'une certaine gauche » française. Pour Jacques Julliard, l'islamo-gauchisme serait le fait d’une poignée d'intellectuels d'extrême gauche, « peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l'homme, qui ont imposé une véritable sanctuarisation de l’islam dans l'espace politique français ». L’historien explique que ce qui attire la gauche dans « ce néo cléricalisme musulman qui s’est emparé d’une frange de l’intelligentsia », n’est pas tant « le parti des pauvres, comme ils le prétendent (…) Du reste, allez donc voir en Arabie saoudite si l’islam est la religion des pauvres. Je constate plutôt que l’islamo-gauchisme est né du jour où l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. Pourquoi cette conversion ? Parce que l’intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence».

Les Frères musulmans, grands bénéficiaires de l'entrisme islamo-gauchiste dans les médias et l'Université

Sans surprise, on retrouve les Frères-musulmans au centre de cette alliance paradoxale mais bien réelle qui fait se converger - face à des « ennemis » communs - les forces de la gauche tiersmondiste et celles de l’islamisme radical. Tariq Ramadan, le petit-fils de Hassan al-Banna, protagoniste privilégié de cette convergence néo-totalitaire anti-occidentale, en fut la mascotte, avant d'être démasqué par Caroline Fourest puis discrédité suite aux plaintes pour viol de Henda Ayari. Le 22 mai 2016, l’ex-premier-ministre Manuel Valls déclencha une violente polémique lorsqu’il qualifia d’« islamo-gauchisme », « ces capitulations, ces ambiguïtés (des Insoumis) avec les Indigènes de la République, les discussions entre Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation», ceci après que le site d’Ensemble, une des composantes du Front de gauche, dont Clémentine Autain était porte-parole, eût appelé à se rendre à un meeting de Tariq Ramadan. Cette accusation faisait suite aux discussions portant sur l’article 2 de la loi antiterroriste relative à la fermeture des lieux de culte, rejetée par plusieurs membres de La France insoumise (Alexis Corbière, Danièle Obono, Ugo Bernalicis, Stéphane Peu) et par le communiste Jean-Paul Lecoq. Ainsi, ceux-là mêmes qui avaient refusé de voter la loi interdisant la Burqa en 2010, déposèrent des amendements contre l’article (rejetés en séance) déclarant non seulement que l’arsenal législatif en place suffisait mais aussi que les fermetures de lieux de culte radicaux étaient « inutiles, inefficaces et dangereuses ». Il s'agissait en fait d'une exigence constante des Frères-musulmans fort présents dans la vie politique des mairies à forte présence arabo-islamique et rompus aux techniques de lobbysme politique dans le cadre de leur alliance locale rouge-verte. La polémique sur « l’islamo-gauchisme » arriva à son paroxysme lorsque la députée de la France insoumise Danièle Obono participa aux 10 ans du Parti des indigènes de la République (PIR), connu pour sa haine des « Français souchiens » et sa défense de l’islamisme. Obono expliqua sans complexe que « le PIR fait partie du mouvement antiraciste. [...] Je défends l’idée de se battre à côté de gens qui ont des désaccords avec moi ». Pour elle, « La radicalisation n’est pas un concept scientifique suffisamment arrêté », exprimant ses « doutes » sur la notion même de radicalisation terroriste.

Mediapart et Edwy Plenel, "pape de l'islamo-gauchisme et de la reductio ad hitlerum

Principal soutien moral et médiatique des Frères-musulmans et de l’islamisme en général en France, on ne peut manquer d’évoquer le cas du journaliste - et militant trotskiste de toujours - Edwy Plenel, fondateur de Médiapart et ancien rédacteur en chef du Monde. L’homme est notamment l’auteur d’un ouvrage pamphlétaire aux accents très victimaires qui est devenu une lecture de référence pour les Frères musulmans : Pour les Musulmans. La thèse est que les immigrés extra-européens musulmans seraient les « nouveaux juifs », les victimes absolues de la pire forme de racisme actuelle : « l’islamophobie ». Plenel y affirme qu’« aujourd’hui, l’islam est devenu le bouc émissaire principal dans le discours des intellectuels, politiques et médiatiques ». Il fustige la laïcité actuelle, accusée d’agir en « refus des religions et notamment des religions minoritaires », à savoir l’islam. Plenel assure que son ouvrage vise à « répondre à ceux qui généralisent à tous une pratique détestable de certains - ce que l’on nomme islamophobie ». Le patron de Mediapart livre un tableau angélique des musulmans, essentialisés comme un bloc sans tâche et victimaire, et propose ainsi une vision globalisante, et communautarisante et même racialisante des musulmans, sans jamais dénoncer les islamistes. L’ex-directeur du Monde prône ainsi la tolérance envers le voile islamique, la burqa ou le burkini, qu’il qualifie de « vêtement comme les autres ».

Au-delà de cette affaire peu élevée intellectuellement, les liens entre Tariq Ramadan et Edwy Plenel d’une part, puis le soutien systématique de Mediapart aux Frères musulmans, de l’autre, ont été si loin qu’ils ont provoqué des scissions au sein de Mediapart. Cette alliance rouge-verte explosive a en effet poussé Mohamed Louizi, ex-membre des Frères musulmans « repenti », à suspendre son blog sur la revue online, en février 2016, pour dénoncer la complaisance de Plenel avec l’islamisme, les Frères musulmans et Tariq Ramadan. D’après Louizi, Mediapart serait ainsi devenu « un instrument de propagande frérosalafiste antilaïcité et anti république (…), la ligne éditoriale, plus que complaisante envers l’islamisme et particulièrement envers les Frères Musulmans, que défend notamment Edwy Plenel, […], pose d’énormes problèmes déontologiques ».Au sein de « Mediapart, déplore Louizi, « l’idéologique se mélange au journalistique (…), en entretenant des proximités avec des composantes islamistes ». L’ex-collaborateur de la revue juge carrément « inadmissible et insoutenable (…) que Mediapart devienne, par le fait d’une minorité dirigeante un instrument de cette propagande frérosalafiste antilaïcité et anti-République », « car lorsque l’on reprend les éléments de langage des ‘frères musulmans’ (islamophobie) pour empêcher tout débat serein, l’on est plutôt au service des ‘frères’ contre les intérêts communs de la communauté nationale et aussi des citoyens de foi et/ou de culture musulmane ».

Pour le philosophe Pascal Brukner, Edwy Plenel ferait partie « de plein droit » de « l’islamosphère », une mouvance qui, depuis mai 1968, saperait méthodiquement les fondements de la France et de l’Occident en imposant une inversion permanente des valeurs, une immigration sans limites et un changement de civilisation. Plenel en serait même « le capo dei capi », suivi de près par le sociologue du CNRS Vincent Geisser, auteur d’un pamphlet La Nouvelle islamophobie, ou encore par l’islamologue François Burgat, un autre fonctionnaire du CNRS unanimement connu pour ses positions très favorables aux Frères musulmans et à l'islamisme politique en général. L’«islamosphère » désigne selon Bruckner les « agents d’influence de l’islam », les intellectuels, politiques ou associatifs complices des islamistes , ceux qui incarnent un « néo cléricalisme musulman », selon l’expression de Jacques Julliard. Ces « coallahbo » de l’islamisme auraient selon lui pour stratégie consciente de désarmer les anti-islamistes en niant la réalité de l’intolérance, de la violence et de l’esprit conquérant de l’islamisme, de sorte qu’ils distillent un « néo-négationnisme porté par la doxa du « rien à voirisme » selon les propos de BHL (et autres slogans tweetés comme « cépasalislam », « padamalgam », « l’islam-est-une-religion-de-paix-et-d’amour »). Pour la gauche, « l'islamiste n'est donc jamais responsable de sa manière de croire et de pratiquer l'islam, comme le terroriste n'est jamais pleinement responsable de ses actes ». En revanche, la société occidentale et les Occidentaux eux-mêmes sont « les véritables responsables » de ce qui leur arrive. Cette « islamosphère » serait animée non seulement par des idiots utiles, mais aussi par des « esprits forts, « agents d’influence aux ordres des Frères musulmans ou des wahhabites ».

L'antiracisme marxiste au profit du suprémacisme islamiste et de de la nouvelle judéophobie

Au cœur du dispositif et des forces de l'islamo-gauchisme, on peut citer tout un tas d'organisations qui dévoient l'« antiracisme » pour exonérer et appuyer la stratégie d'entrisme et de conquête des islamistes contre l'Occident honni. On peut citer notamment le MRAP, les Indigènes de la République, la Ligue des Droits de l’Homme, dirigée par Michel Tubiana, elle aussi liée à l’extrême-gauche et au PCF, ou encore le CCIF. La Ligue et le MRAP sont parties civiles dans la plupart des cas supposés « d’islamophobie ». Une islamophobie qui commencerait avec la simple critique de l’islam et même de l’islamisme, « injustement » associés au terrorisme. Défendant l’Union des Organisations islamiques de France depuis les années 1990 (liés aux Frères musulmans dont le slogan est « le coran est notre constitution » et qui défend le mouvement palestinien terroriste Hamas), la Ligue des Droits de l’Homme avait considéré, en 1999, la demande du Ministère de l’Intérieur de reconnaître le « droit à changer de religion » inscrite dans une « Charte de l’islam républicain », comme une forme de « racisme antimusulman » … En 1995, au moment des attentats commis par le GIA algérien en France, la Ligue fit partie du comité de soutien à Tariq Ramadan, qui venait d’être interdit de séjour en raison de liens supposés entre le Centre islamique de Genève, géré alors par lui et son frère Hani, et d’ex-membres du GIA. La stratégie rouge-verte pro-islamiste du MRAP apparut encore plus évidente lorsque le Mouvement, alors dirigé par l’élu communiste de Saint-Denis Mouloud Aounit, prit la défense des jeunes filles voilées converties à l’islam radical refusant de retirer leur uniforme islamiste à l’entrée