US : derrière les suspicions de fraude, une lutte totale opposant "Patriotes" et "Mondialistes" ?

Alors que les Grands électeurs doivent se prononcer le 14 décembre prochain, Alexandre del Valle a voulu s'entretenir avec un fin connaisseur des Etats-Unis, Pierre Rehov, qui considère que la rude bataille opposant pro et anti-Trump est le symptôme d'une fracture intra-civilisationnelle.



Elections américaines : derrière les suspicions de fraude, une lutte totale opposant "Patriotes" et "mondialistes" à l'échelle occidentale?Alors que les Grands électeurs doivent se prononcer le 14 décembre prochain, Alexandre del Valle a voulu s'entretenir avec un fin connaisseur des Etats-Unis, Pierre Rehov, qui considère que la rude bataille opposant pro et anti-Trump est le symptôme d'une fracture intra-civilisationnelle. A moins de deux semaines de la date décisive du 14 décembre, lorsque les Grands électeurs des 50 Etats américains confirmeront ou non leur vote majoritairement en faveur de Joe Biden, Alexandre del Valle a voulu s'entretenir avec un fin connaisseur des Etats-Unis, Pierre Rehov, qui estime ni plus ni moins que la rude bataille opposant pro et anti-Trump, encore loin d'être terminée, en raison des fraudes massives constatées, est le symptôme d'une fracture intra-civilisationnelle qui opposerait au niveau planétaire Patriotes et mondialistes, partisans de l'Occident judéo-chrétien versus adeptes du Village Mondial que le grand sociologue américain Benjamin Barber a baptisé "Mc World". Bref, la lutte de David contre Goliath...

Reporter de guerre, réalisateur de documentaires, chroniqueur dans la presse française, israélienne et américaine, romancier, Pierre Rehov nous fait part de son analyse inquiétante, mais étayée par maints documents, sur les conséquences des dernières élections présidentielles américaines. Juste après l'affaire George Floyd-Black Lives Matter et à l'issue de 4 ans de diabolisation continuelle et orwellienne de Donald Trump par les Démocrates, le Deep State et les médias américains, Rehov décrit bien plus qu'une querelle "droite-gauche".


D'après lui, l'extrême-polarisation qui risque de plonger la société américaine dans le chaos ne met pas seulement en scène les pro et les anti-Trump, car elle traduit en réalité une fracture majeure qui déchire l'ensemble des sociétés occidentales, donc également la Vieille Europe de l'Ouest. Selon Rehov, des fraudes massives auraient été tolérées et parfois orchestrées puis exonérées par les Démocrates et leurs alliés des Médias, de l'Etat profond et des GAFAM car dans cette lutte idéologique et géocivilisationnelle qui oppose "mondialistes" « souverainistes » et "patriotes", il était impossible pour les puissantes forces qui veulent détruire la civilisation occidentale et ses Patries souveraines, obstacles au laboratoire mondialiste transatlantique, de laisser Trump démanteler l'édifice mondialistes voulu par les Multinationales déracinées et les GAFAMS hostiles aux frontières, aux identités et aux traditions. Le fait que "tout soit permis" contre Trump explique l'étrange convergence qui unit le "nouveau" parti démocrate, devenu perméable aux thèses socialistes, les GAFAM, la grande presse, le Deep State, les forces gauchistes tiersmondistes, les suprématistes noirs/Black Muslims/BLM, les écolos les plus radicaux anti-frontiéristes, et même lobbies islamistes comme ceux des frères-musulmans.


Cette opposition radicale entre les ennemis internes et externes de "l'Homme Blanc hétérosexuel de 50 ans" et les défenseurs des Peuples européens judéo-chrétiens, est en réalité LE combat idéologico-politique majeur du XXI ème siècle dont l'issue décidera si l'Occident continuera d'exister ou si les adeptes de "McWorld" parviendront à créer leur Supra société mondiale régie par les GAFAM et les Multinationales.

Alexandre del Valle : En dehors de votre préférence assumée pour Trump, et sachant que vous avez toujours lutté contre la désinformation en votre qualité d’homme de terrain, quel va devenir selon vous le Trumpisme et Trump après la présidence de Donald Trump, en supposant que Joe Biden maintienne son avance électorale malgré tous les procès pour fraude que lui intente le camp républicain ?

Pierre Rehov : Tout d’abord vous faites bien de nuancer votre question car, pour l’instant, aucun des deux candidats n’a remporté l’élection, si ce n’est dans les fantasmes des grands médias, pour la plupart acquis à la cause progressiste.

Pour être plus clair, ce n’est pas à Associated Press ni à CNN de déclarer un vainqueur, tant que les Etats ne l’ont pas fait et que la prise de pouvoir n’a pas été ratifiée par les instances compétentes. Jusqu’à preuve du contraire, les Etats-Unis ne sont pas encore une dictature de technocrates sur le modèle européen ni une république bananière.

Le pays existe par la grâce d’une constitution bien inspirée et visionnaire, qui a prévu tous les cas de figure, y compris la fraude électorale massive dont les Démocrates semblent être coupables et telle que la campagne Trump est en train de le démontrer avant de le prouver devant les tribunaux et la Cour Suprème. Pour répondre plus directement à votre question, je crains, pour la première fois, qu’un candidat à la présidence américaine ne tienne ses promesses électorales.

Le seul président à l’avoir fait jusqu’à présent, c’est Donald Trump. Mais si Biden met ses promesses à exécution, nous risquons d’entrer dans une crise mondiale qui sera suivie d’une récession et d’un renforcement des dictatures. Je parle évidemment de la Chine, avec laquelle la famille Biden a des intérêts contraires à ceux du peuple américain depuis longtemps, des Frères Musulmans, qui avaient une place d’honneur à la Maison Blanche sous Obama, et de l’Iran, puisque Biden s’est engagé à revenir à l’accord sur le nucléaire qui a permis aux Mollahs de s’enrichir honteusement jusqu’à l’arrivée du Président Trump, et de soutenir les organisations terroristes destinées à déstabiliser le Moyen Orient.

Mais ceci n’est qu’un pan de la politique internationale américaine « traditionnelle » à laquelle veut revenir Biden et les pseudo-progressistes qui l’entourent.

Il s’est également engagé à légaliser 11 millions de migrants clandestins, qui seront autant de votants démocrates pour les prochaines élections, à réduire le budget de l’armée et de la police, à interdire l’extraction de pétrole par fracturation, ce qui va entrainer des pertes d’emploi massives dans les Etats du centre-nord, et à augmenter les impôts.

Biden, s’il parvenait à faire passer sa fraude probable sans qu’une partie de son équipe ne se retrouve en prison, serait le premier président à remporter une élection sur la promesse d’augmenter les impôts. On se moque de qui ?

Il est évident que l’ensemble de ces mesures, anti-libérales au possible, entrainerait les Etats Unis vers un système qui ressemblerait de plus en plus en plus au socialisme européen, et serait contre la nature même de la grande majorité des Américains. Ces dangers ont été soulignés par Grady Means, ancien gouverneur de New York et conseiller du vice-président sous Gérald Ford. Ce que l’on appelle « un vieux de la vieille ».

Dans un article de « The Hill » Means souligne avec amusement que Biden veut créer un « Sommet Mondial Pour la Démocratie » c’est à dire un club de privilégiés où les technocrates européens lui taperont dans le dos pour le congratuler de n’avoir rien fait. Biden envisage également de revenir à certains accords mondiaux qui sont connus pour entraîner des blocages économiques, réduire la croissance, relancer le chômage et affaiblir la première puissance mondiale qui redeviendrait dépendante des sources d’énergie étrangères et de l’exportation des emplois vers des pays comme la Chine où les droits de l’homme sont à peu près autant respectés qu’au Goulag soviétique.

Il n’est pas original d’affirmer que l’humanité et particulièrement le monde libre traversent une crise qui a peu de précédents dans l’histoire et qui pourrait conduire à un renversement complet des valeurs. L’Amérique a toujours été le garant des libertés et de la démocratie à travers la planète, même si elle le fait parfois de façon maladroite. Une Amérique qui s’enfoncerait dans le socialisme, afin que Biden plaise à ses extrêmes, serait une catastrophe pour l’économie mondiale et sans doute un glissement vers de moins en moins de libertés individuelles.

Il ne faut pas oublier que les Démocrates sont partisans d’un confinement à l’échelle nationale, des couvres feux, de la suppression du second amendement qui autorise chacun à disposer d’une arme et à se défendre, et d’un état de plus en plus puissant, donc de plus en plus gourmand. Derrière Biden, il y a Kamala Harris, une gauchiste autoritaire, Bernie Sanders, un communiste déclaré, le gang composé d’AOC, Ilhan Omar et Rachida Tlaib, et, sur le terrain, les suprématistes noirs de BLM et les fascistes ultra violents d’Antifa. Ma vision d’un avenir sous Biden est assez apocalyptique.

ADV : Certes il y a eu des fraudes et ces fraudes, si elles ne provoquent pas l’annulation des élections, auront des conséquences durables : Joe Biden peut-il éviter le risque d’être délégitimer massivement par le ‘peuple républicain’ ? Comment le camp Trump et la Cour Suprême ou le sénat vont s’y prendre pour l’empêcher de mener à bien sa politique selon les uns gauchisante et selon les autres globaliste anti souverainiste ?

PR : La question, en effet, n’est pas de savoir s’il y a eu des fraudes, car elles existent à une échelle qui ferait pâlir d’envie certains dictateurs, mais de savoir jusqu’à quel niveau l’Etat Profond, organisé et mis en place sous Obama a gangréné l’administration américaine, au point que même le système judiciaire refuse de faire son travail. Le rejet récent d’une procédure sans même consulter les éléments fournis par la campagne Trump par Matthew Brann du tribunal de district de Pennsylvanie, un juge appointé par Obama, laisse supposer que la situation est grave. L’équipe d’avocats réunis sous la direction de Rudi Giuliani, qui a déjà démantelé la Mafia new yorkaise lorsqu’il était procureur, dispose d’une quantité d’éléments de preuve hallucinante. Évidemment, aucun Média n’a voulu rendre compte de la conférence de presse organisée par Giuliani et Powell, car les pseudos-journalistes qui l’ont couverte ont préféré se gausser de l’apparition d’une goutte de sueur suspecte sur le front de Giuliani plutôt qu’en rapporter le contenu. Je vais donc en rapporter des extraits, afin que cette information passe au moins quelque part en France, mais je voudrais d’abord insister sur point important, mal connu des Français peu habitués aux procédures américaines. Aux USA, un affidavit, autrement dit une « déclaration sur l’honneur » a valeur de preuve, pour une raison capitale. Le parjure est très sévèrement puni par la loi. S’il est prouvé que vous avez menti sur un affidavit, vous vous retrouvez en prison.

Or, l’équipe de Giuliani détient non pas deux ou trois affidavits, ce qui rendrait la fraude anecdotique, mais des milliers.

Dès le début de la conférence, Giuliani a indiqué : « Lorsque nous avons commencé cette enquête, ce qui est apparu est une fraude dans de nombreux États, selon presque le même schéma partout. C’était comme un seul plan pour exécuter une fraude électorale dans des grandes villes, des grandes villes contrôlées par les Démocrates avec une longue histoire de corruption. » Il a ensuite expliqué que les tribunaux n’aimaient pas que les preuves soient rendues publiques avant la procédure et n’a pu donc exposer que les préliminaires d’audiences. Se référant aux milliers de témoignages accablants contre les Démocrates, venant parfois de partisans de ce même parti outrés par le comportement de leur camp, il a souligné qu’en Pennsylvanie, 687 000 bulletins de vote ont été acceptés sans contrôle : il s’agit de bul