[Del Valle] Boycott de la France "islamophobe": les accusations-miroirs d'Erdogan, des suprémacistes

Au lieu de transmettre ses condoléances à la famille de Samuel Paty, décapité le 16 octobre dernier, Erdogan a préféré insulter Emmanuel Macron et a qualifié sa lutte contre le séparatisme islamiste« d'attaque contre les musulmans ». Dans la même logique "paranoïsante", le Qatar, les Frères musulmans, l'OCI et même l'Université d'Al-Azhar ont plus vigoureusement dénoncé« l'islamophobie française » que les islamistes qui tuent régulièrement juifs, "petits-blancs chrétiens", "apostats" ou "blasphémateurs" dans nos sociétés ouvertes. Pour Alexandre del Valle, ceci démontre que le fond du problème, civilisationnel, ne se limite pas au jihadisme, face émergée de l'iceberg islamiste totalitaire mondial lancé à l'assaut de la vieille Europe complexée dont la faiblesse est "tentatrice".




Samuel Paty a été sauvagement décapité, Macron et la France sont conspués par des millions de fanatiques islamistes aux quatre coins du monde. Les caricaturistes et autres enseignants "blasphémateurs islamophobes" vivent maintenant dans la peur, et il y a trois jours, c'est Olivier Berzane, maire EELV du 8e arrondissement, qui a rejoint la liste des élus visés par des menaces de décapitation. Mais la priorité d'Erdogan, chef de file des "Coupeurs de Langues" qui veulent intimider l'Europe « mécréante », est d'accabler le président français et son pays au lieu de lui transmettre ses condoléances pour l'assassinat de Samuel Paty et de condamner fermement les "coupeurs de têtes" qui n'ont selon lui « rien à voir avec l'islam », ce qui lui permet de renverser les rôles en affirmant que ceux qui dénoncent le jihadisme et même simplement le "séparatisme islamiste" comme Macron sont des "ennemis de l'Islam" et les premiers responsables de la barbarie jihadiste. « Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'État qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est : allez d'abord faire des examens de santé mentale», a donc conclu en toute logique islamiste le néo-Sultan Erdogan à propos de son homologue Emmanuel Macron. Maître hors pairs en stratégie de diabolisation de l'Européen complexé, Erdogan a pris le prétexte de la dénonciation de "l'islamophobie" française pour faire d'une pierre trois coups en faveur de son projet islamiste néo-ottoman


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