Le droit de battre son épouse et de tuer les apostats : version islamiquement correcte du "droit à la différence"

October 22, 2016

Alexandre Del Valle dresse un bilan des "révolutions de couleurs" appuyées par nombre d’ONG américaines en Europe de l’Est et les relie à l’interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu "hiver islamiste". Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'ils s'agisse des pôles "institutionnels" et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l’auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu’on l’imagine, l’Occident doit de toute urgence définir la Menace et l’Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques. Extrait de "Les vrais ennemis de l'Occident - Du rejet de la Russie à l'islamisation des sociétés ouvertes", d'Alexandre Del Valle, publié aux éditions du Toucan / L'Artilleur (1/2).

 

Parmi les nombreux exemples de violation des règles et moeurs démocratiques occidentales, sous prétexte de "droit à la pratique religieuse", on peut citer l’ouvrage célèbre du téléprédicateur Youssef al-Qaradawi, auteur d’un best-seller à l’usage des musulmans d’Europe, Al-Hallal wal-Haram 1 (Le Licite et l’illicite en islam), disponible dans les librairies islamiques, les FNAC ou sur Amazon. Qaradawi y explique tout d’abord que l’islam doit toujours "être plus haut" ; que la charia est la loi à laquelle doivent obéir les musulmans où qu’ils se trouvent ; que "la femme ne doit pas désobéir à son mari, ni se rebeller contre son autorité […].

 

Quand le mari voit chez sa femme des signes de fierté ou d’insubordination […], il doit la bouder au lit […], si cela s’avère inutile, il essaie de la corriger avec la main". Il rappelle que "l’islam a aussi interdit l’homosexualité […]. Est-ce que les deux partenaires reçoivent le châtiment du fornicateur (la lapidation) ? Est-ce que l’on tue l’actif et le passif ? Par quel moyen les tuer ? Est-ce avec un sabre ou le feu, ou en les jetant du haut d’un mur ? Cette sévérité qui semblerait inhumaine n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité", explique le prédicateur égypto-qatari chargé de donner des avis juridiques aux musulmans européens (Conseil européen de la Fatwa)…

Concernant les trois autres cas où l’on a le droit de tuer quelqu’un, Qaradaoui est plus formel :

1) "Le crime prémédité. Si on détient des preuves sûres qu’une personne a tué quelqu’un, on doit lui appliquer la loi du Talion : vie pour vie".

2) "L’accomplissement prouvé de l’acte immoral de la fornication […]".

3) "L’apostasie de l’islam après l’avoir embrassé et le dire ouvertement pour défier la société islamique".

 

L’auteur de ces lignes a beau avoir montré à plusieurs ministres successifs de l’Intérieur et du Culte les passages de cet ouvrage les plus en violation avec la loi, l’essai n’a pourtant jamais été interdit en France depuis 1994 (Charles Pasqua fut le seul ministre du Culte qui le fit interdire). Malgré cela, Qaradaoui demeure toléré et parfois courtisé par les gouvernements occidentaux, car ses fatwas condamnant les attentats terroristes en Europe et sa politique visant à conquérir le monde mécréant par la prédication et non par le djihad lui ont valu d’être perçu comme "l’islamiste capable de contenir les islamistes".

En Espagne, on peut également citer une figure locale majeure de l’islam, l’imam Kamal, président de la Communauté islamique Suhail, et du Majlis al-Fatwa, l’entité à laquelle doivent obéir les musulmans résidant en Espagne, qui a écrit l’ouvrage La Mujer en el Islam, dans lequel sont également énumérées les "méthodes licites" pour punir et corriger les femmes. Rappelons aussi que le président de la plus haute organisation islamique espagnole d’alors (FEERI), Mansur Escudero, confirma cette disposition de la charia lorsqu’il défendit un autre livre du même genre : les Jardins du Juste 1, écrit par l’imam Nawawi Riyad Salihin, lequel rappelait et justifiait le hadith : "Il suffit de ne pas frapper le visage (…), si elle a commis une faute trop grave, séparez-vous d’elle du lit et frappez-la, mais sans brutalité". Ce hadith serait fondé sur la sourate V ; verset 35 du Coran. Le même Escudero, converti d’origine marxiste et élève du négationniste français Roger Garaudy, également président de la Comision Islamica Espanola, avait d’ailleurs demandé, en janvier 2005, au Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero de "régulariser l’option matrimoniale de la polygamie".

 

 

Extrait de « Les vrais ennemis de l'Occident » d'Alexandre del Valle, publié aux éditions du Toucan / L'Artilleur.

 

 

Disponible sur le site de l'éditeur, Amazon, la FNAC et en librairies.

 

 

Source: http://www.atlantico.fr/decryptage/droit-battre-epouse-et-tuer-apostats-version-islamiquement-correcte-droit-difference-del-valle-vrais-ennemis-occident-2858409.html

Please reload

A la une

Alexandre del Valle sur BFM TV : gilets jaunes et crise franco-italienne, deux poids deux mesures du gouvernement français

February 9, 2019

1/4
Please reload